Tout sur Bart De Wever

Dimanche dernier, 1200 à 1400 personnes se sont rassemblées à Anvers pour manifester contre le racisme, prolongeant la vague de protestation déclenchée aux États-Unis par le meurtre de George Floyd. Même s'il y avait beaucoup moins de participants qu'à Bruxelles, la police anversoise a tout de même arrêté une centaine de participants pour non-respect de la distanciation sociale.

Paul Magnette, président du PS, émet trois conditions à une éventuelle alliance avec les nationalistes: refédéralisations, refinancement des soins de santé et revalorisation des bas salaires. "Il faut un programme réduit de relance' appuie le ministre-président wallon Elio Di Rupo.

On se souvient des coups de gueule poussés par le général de Gaulle contre ce qu'il appelait " le régime des partis ", ces partis dont l'omnipuissance plongeait la République dans l'instabilité gouvernementale permanente.

Conner Rousseau et Paul Magnette veulent profiter de la crise pour faire passer leurs aspirations socio-économiques, peut-être à la base d'un futur gouvernement fédéral. Avec ou sans la N-VA de Bart De Wever ? On verra plus tard...

Des négociations en vue de constituer un gouvernement fédéral pourraient reprendre à la fin du mois de juin en vue d'aboutir au mois de septembre, a indiqué dimanche le président du PS, Paul Magnette, sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi).

Le président de la N-VA Bart De Wever a répété, dans une interview au journal flamand De Zondag, sa volonté de retourner à la table des négociations avec le PS pour la formation d'un gouvernement dès que les pouvoirs spéciaux auront expiré. Mais dans le même temps, il accuse le PS de vouloir faire payer la crise par "le Flamand qui travaille, épargne et entreprend

Georges-Louis Bouchez ne souhaite pas de négociations gouvernementales en juin. Les libéraux francophones prolongent leur long séjour au pouvoir. Une rente de situation grâce aux crises.

Il est descendu sur les studios du plus haut de son impériale splendeur, s'est défait de son casque de bronze à aigrette, s'est glissé dans un training Umbro et du bas où il pensait qu'il se trouvait désormais, il s'est mis à parler comme il croit que le peuple parle, c'est-à-dire comme sur le bord d'un terrain de foot le dimanche. "C'est un gouvernement de réservistes", il a cinglé, Bart De Wever, en direct dimanche 22 mars à la télévision flamande, parce qu'il n'avait toujours pas avalé ce gouvernement Wilmès, dont son parti était le seul, avec les communistes du PTB et l'extrême droite du VB, à n'avoir pas voté la confiance. Il s'est moqué de ses ministres, à Sophie Wilmès, ces amateurs beaucoup moins brillants que ses équipiers à lui.