Tout sur Bart De Wever

Il est descendu sur les studios du plus haut de son impériale splendeur, s'est défait de son casque de bronze à aigrette, s'est glissé dans un training Umbro et du bas où il pensait qu'il se trouvait désormais, il s'est mis à parler comme il croit que le peuple parle, c'est-à-dire comme sur le bord d'un terrain de foot le dimanche. "C'est un gouvernement de réservistes", il a cinglé, Bart De Wever, en direct dimanche 22 mars à la télévision flamande, parce qu'il n'avait toujours pas avalé ce gouvernement Wilmès, dont son parti était le seul, avec les communistes du PTB et l'extrême droite du VB, à n'avoir pas voté la confiance. Il s'est moqué de ses ministres, à Sophie Wilmès, ces amateurs beaucoup moins brillants que ses équipiers à lui.

Pour le président de la N-VA, Bart De Wever, il est "vraiment dommage" qu'un gouvernement d'urgence réunissant le PS et la N-VA n'ait finalement pas vu le jour. "Le gouvernement en affaires courantes reste aux affaires. C'est donc beaucoup de bruit pour peu de choses", a-t-il déclaré dans l'émission de Ochtend sur Radio 1.

Le fédéral est impuissant ou inconscient. Les Régions lancent des messages confus. Et les pouvoirs locaux, trop puissants, peuvent tout court-circuiter. Il est temps de réformer et de hiérarchiser les niveaux de pouvoir.

Bart De Wever, Bourgmestre d'Anvers, a affirmé mardi soir qu'il ne pouvait interdire aucun événement uniquement sur base d'un avis, après la recommandation du gouvernement fédéral d'annuler les événements indoor réunissant plus de 1.000 personnes. Le président de la N-VA dit attendre le résultat des discussions entre la gouverneure Cathy Berx et le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem.

Presque 9 mois après les élections fédérales, et après plus d'un an sans gouvernement de plein exercice, la formation d'un futur gouvernement fédéral coince toujours. Retour, étape par étape, sur des missions royales qui paraissent interminables et une crise qui s'enlise.

"La Belgique souffre peut-être être moins de crise institutionnelle que d'absence d'objectifs communs à tous les étages", a affirme mercredi matin Olivier Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert et ex-président de DéFI. Interrogé par Bel RTL, celui-ci a par ailleurs demandé, à l'attention de ceux qui continuent de vouloir maintenir la N-VA au centre du jeu des négociations, pourquoi "donner les clés à un parti qui veut la fin de l'Etat belge".