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Deux ans et demi après la saisie par le juge Claise de 15 milliards d'euros de fonds libyens chez Euroclear Bank, la justice juge légale cette saisie que la banque avait contestée. Mais la chambre des mises en accusation a mystérieusement saucissonné le dossier, et un ultime coup de théâtre n'est pas à exclure dans deux mois. Pour l'heure, Euroclear n'est pas au-dessus des lois.

Réunir 30 millions d'euros en un mois : c'est l'énorme défi auquel la coopérative NewB fait face depuis le 26 octobre dernier. À défaut, elle ne pourra obtenir l'agrément de la Banque centrale européenne (BCE), nécessaire pour devenir une banque. Mais est-ce vraiment judicieux de soutenir l'arrivée d'un nouvel acteur bancaire dans un secteur aussi saturé ?

Après la crise de 2008 et la faillite évitée de justesse pour BNP Paribas Fortis, Dexia et consorts, à entendre nos dirigeants, on allait voir ce qu'on allait voir en termes de régulation dans un secteur bancaire qui allait être au service de la population.

On assiste depuis deux ans à une explosion des produits financiers éthiques ou socialement responsables sur le marché belge. Certaines grandes banques en font même leur cheval de bataille. Mais en l'absence de définition claire, pas toujours facile de séparer le bon grain de l'ivraie. Comment s'y retrouver ?

On ignore encore ce que rapportera au juste l'entrée en Bourse de Belfius, reportée à des jours meilleurs par la suédoise. Mais on sait déjà ce que coûte au budget de l'Etat la préparation du grand saut promis à la banque intégralement publique.

Suite à la crise financière de 2008, le G20 s'était engagé à réguler la finance mondiale pour éviter qu'une telle crise puisse se répéter. Dans ce but, il a confié au Comité de Bâle le soin de renforcer les réglementations prudentielles des banques et à l'OCDE la tâche de renforcer la transparence fiscale internationale.

On savait que les fonds libyens gelés en 2011 en Belgique s'élevaient à 12,8 milliards d'euros chez Euroclear Bank. Le Vif/L'Express révèle que ce montant a grimpé à plus de 16 milliards fin 2013, après être descendu sous la barre des 11 milliards en 2012. À combien ces fonds se chiffrent-ils aujourd'hui? Aucun contrôle parlementaire ne permet de le savoir.