Tout sur Bagdad

Depuis le 1er octobre 2019, des centaines de milliers d'Irakiens ont manifesté pour réclamer la refonte du système politique et une classe politique renouvelée dans le 16e pays le plus corrompu au monde. Qui sont-ils et qu'ont-ils obtenu?

Le groupe Etat islamique (EI) est affaibli, mais une résurgence reste possible si les Etats-Unis quittent l'Irak, a estimé mercredi le numéro deux de la coalition internationale antijihadiste en Irak et Syrie, le général américain Alexus Grynkewich.

La campagne antiaméricaine des milices proiraniennes en Irak visait sans doute à occulter la contestation de la mainmise de l'Iran sur Bagdad. Mais la réplique radicale de Trump donne une autre dimension au conflit.

Le chef des Gardiens de la Révolution iraniens, Hossein Salami, s'adresse dimanche au Parlement à huis clos, au sujet de l'assassinat d'un haut commandant de la République islamique par Washington, de la riposte iranienne et du crash d'un avion à Téhéran.

Le commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, a endossé samedi la "responsabilité totale" de la catastrophe de l'avion de ligne ukrainien abattu mercredi après son décollage de Téhéran, par un missile iranien tiré "par erreur".

Les Etats-Unis ont dévoilé vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran et défendu l'élimination du général Qassem Soleimani dans un tir de drone à Bagdad, affirmant qu'il envisageait de frapper quatre ambassades américaines.

L'agence fédérale de l'avion civile américaine (FAA) a annoncé interdire le survol de l'Irak, de l'Iran et du Golfe par des avions civils américains, après que l'Iran a tiré des missiles sur des bases en Irak abritant des soldats américains. De nombreux avions militaires survolent Bagdad dans la nuit de mardi à mercredi, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La responsabilité européenne, et belge, dans l'actuelle crise en Irak est "de veiller à ce que l'escalade s'arrête et que l'on reprenne la voie du dialogue, de la diplomatie", pour juguler le risque de conflit international qui est bien réel actuellement, a commenté lundi matin au micro de La Première (RTBF) le ministre des Affaires étrangères Philippe Goffin (MR).