Tout sur Bachar al-Assad

Pour Antoine Mariotti, auteur de La Honte de l'Occident, les demi-mesures de soutien à l'opposition n'ont jamais contribué à changer le rapport de force, favorable à Bachar al-Assad.

Dix ans après le début du soulèvement, marqué par des massacres et des destructions inimaginables, le régime syrien est toujours en place. Parce qu'il a misé trop vite sur la chute d'Assad, l'Occident se trouve aujourd'hui dans une impasse politique.

Dans la province d'Idlib, les armées turque et syrienne se font face, et les civils fuient en masse les bombardements. Débuté en 2011, le conflit s'avère inextricable tant les intervenants sont nombreux. La clé reste à Moscou.

A l'été 2019, l'armée israélienne a étendu à l'Irak sa lutte contre la filière iranienne d'armement, en ciblant notamment le Hezbollah irakien. Netanyahou - Trump, même combat ? A nuancer.

La jubilation personnelle que Donald Trump a éprouvée en annonçant la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi le dimanche 27 octobre détonne avec le chaos qui prévaut au Moyen-Orient alors que, forts du sentiment de la " mission accomplie ", les Américains s'en désengagent, hors la surveillance des puits de pétrole syriens, ce qui en dit long sur leurs intérêts profonds.

Etre l'homme de la situation aux yeux des électeurs américains appelés à choisir leur président dans un an justifie-t-il d'être aujourd'hui l'homme du chaos au Moyen-Orient ?

Des avions militaires russes ont bombardé quatre hôpitaux dans des zones rebelles de Syrie en l'espace de douze heures le 5 mai dernier, a affirmé dimanche le New York Times. Les bombardements intentionnels d'hôpitaux sont considérés comme un crime de guerre par le droit international.