Tout sur autoroutes

La ministre fédérale de la Mobilité, Jacqueline Galant, va demander à l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) de réaliser une étude sur l'opportunité d'adapter les limites de vitesse sur autoroutes aux conditions de trafic ou météorologiques, a-t-elle annoncé mardi.

Quatre-vingt pour cent des Belges sont favorables à un régime de vitesse "à la française" sur les autoroutes: 110 km/h par temps de pluie et de neige, et 130 km/h en circonstances normales, ressort-il d'une enquête réalisée par Touring auprès de 1.019 citoyens et publiée mardi par les journaux de Sudpresse et Mediahuis.

Le réseau routier belge compte actuellement 162 liaisons manquantes. Or, à peine trois d'entre elles sont complétées annuellement, note samedi Touring. L'organisme de mobilité prédit qu'à ce rythme, le réseau ne pourra être finalisé qu'en 2070.

En annonçant la résurrection du projet autoroutier Cerexhe-Heuseux-Beaufays en région liégeoise, le gouvernement wallon a déterré une vieille polémique. Tandis que les opposants fourbissent leurs armes, les partisans s'interrogent: où trouver 500 millions d'euros?

Si l'extinction de l'éclairage sur les autoroutes et routes nationales en Flandre n'a pas entraîné de hausse du nombre d'accidents depuis l'été 2011, cette mesure n'a cependant entraîné aucune économie significative, ce qui était pourtant l'objectif.

L'analyse du bureau fédéral du plan sur l'évolution de la demande de transport en Belgique prévoit, à politique inchangée, une forte dégradation du trafic routier d'ici 2030 ainsi que des effets négatifs sur l'environnement.

L'Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) s'oppose au relèvement de la limitation de vitesse sur les autoroutes belges à 130 km/h dans sa publication Via Secura. Par ailleurs, selon un rapport européen, la Belgique fait mieux que la moyenne européenne en matière de réduction du nombre de morts sur les routes à cause de l'alcool.