Tout sur Assad

Les Occidentaux se préparent à lancer une attaque aérienne sur la Syrie sans disposer du feu vert du Conseil de Sécurité et sur la base d'accusations sans preuve jusqu'à ce jour. N'est-ce pas là une curieuse façon de défendre le droit international sur l'interdiction de l'utilisation des armes chimiques ?

Le président syrien Bachar al-Assad s'est rendu dimanche dans la Ghouta orientale où il a félicité ses troupes pour avoir "sauvé Damas", alors qu'une offensive est en cours pour éliminer le dernier fief rebelle aux portes de la capitale, ont rapporté ses services.

La Russie apparaît à maints égards comme le grand vainqueur de la guerre qui déchire la Syrie depuis 2011. Au prix d'un carnage humanitaire, Moscou a ainsi signé à la face du monde son grand retour sur la scène internationale en obtenant une série de succès jamais vus depuis la fin de l'ère soviétique.

Un grand bouleversement stratégique est en cours d'accomplissement : l'Arabie saoudite est résolue à devenir l'acteur majeur du Moyen-Orient, à dicter ses règles aux autres nations arabes et à rompre le tabou qui opposait ces dernières à Israël depuis un siècle.

L'ONU a commencé mardi ses discussions à Genève avec l'opposition syrienne pour tenter de régler le conflit en Syrie, mais la délégation du régime de Damas a manifesté son mécontentement en retardant sa venue à mercredi.

De la répression sanglante par le régime de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie, point de départ de la guerre, à l'intervention de puissances internationales, rappel des étapes-clés du conflit en Syrie.

L'attaque chimique présumée menée le 4 avril à Khan Cheikhoun, au nord-ouest de la Syrie, est "une allégation crédible" selon les évaluations préliminaires des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), a-t-elle indiqué jeudi.

Le président Bachar al-Assad a affirmé que l'attaque chimique présumée sur une ville rebelle de Syrie était totalement fabriquée et avait servi de "prétexte" pour justifier les frappes américaines contre son armée, dans un entretien exclusif accordé mercredi à l'AFP à Damas.