Tout sur Assad

Le président syrien, Bachar al-Assad, a prêté serment samedi pour un quatrième septennat lors d'une cérémonie au palais présidentiel à Damas, après avoir remporté 95,1% des voix lors du scrutin du 26 mai, largement critiqué par l'Occident et l'opposition syrienne.

Pour Antoine Mariotti, auteur de La Honte de l'Occident, les demi-mesures de soutien à l'opposition n'ont jamais contribué à changer le rapport de force, favorable à Bachar al-Assad.

Après une décennie d'une violence inouïe et une tragédie humaine ayant fait de la guerre en Syrie le conflit le plus marquant du début de ce siècle, les combats ont baissé en intensité mais les plaies restent grandes ouvertes et la paix lointaine.

Les Occidentaux se préparent à lancer une attaque aérienne sur la Syrie sans disposer du feu vert du Conseil de Sécurité et sur la base d'accusations sans preuve jusqu'à ce jour. N'est-ce pas là une curieuse façon de défendre le droit international sur l'interdiction de l'utilisation des armes chimiques ?

Le président syrien Bachar al-Assad s'est rendu dimanche dans la Ghouta orientale où il a félicité ses troupes pour avoir "sauvé Damas", alors qu'une offensive est en cours pour éliminer le dernier fief rebelle aux portes de la capitale, ont rapporté ses services.

La Russie apparaît à maints égards comme le grand vainqueur de la guerre qui déchire la Syrie depuis 2011. Au prix d'un carnage humanitaire, Moscou a ainsi signé à la face du monde son grand retour sur la scène internationale en obtenant une série de succès jamais vus depuis la fin de l'ère soviétique.

Un grand bouleversement stratégique est en cours d'accomplissement : l'Arabie saoudite est résolue à devenir l'acteur majeur du Moyen-Orient, à dicter ses règles aux autres nations arabes et à rompre le tabou qui opposait ces dernières à Israël depuis un siècle.

L'ONU a commencé mardi ses discussions à Genève avec l'opposition syrienne pour tenter de régler le conflit en Syrie, mais la délégation du régime de Damas a manifesté son mécontentement en retardant sa venue à mercredi.

De la répression sanglante par le régime de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie, point de départ de la guerre, à l'intervention de puissances internationales, rappel des étapes-clés du conflit en Syrie.

L'attaque chimique présumée menée le 4 avril à Khan Cheikhoun, au nord-ouest de la Syrie, est "une allégation crédible" selon les évaluations préliminaires des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), a-t-elle indiqué jeudi.