Tout sur Armin Laschet

Une forte proportion de jeunes a porté son choix sur les Verts ou sur les libéraux-démocrates. Preuve que le désintérêt pour la politique n'est pas une fatalité. L'édito de Gérald Papy, rédacteur en chef adjoint.

Inverser la courbe des sondages: à deux semaines des élections, l'héritier d'Angela Merkel, l'impopulaire Armin Laschet, a lâché dimanche ses coups contre son principal adversaire, le social-démocrate Olaf Scholz, sans conjurer la défaite annoncée.

Les électeurs sont déstabilisés par la retraite politique d'Angela Merkel après seize années d'exercice du pouvoir. Membre de l'aile droite du SPD, le principal parti rival de la CDU, le social-démocrate Olaf Scholz s'affiche comme le "successeur naturel" de la chancelière sortante. L'état des intentions de vote lui donne pour le moment raison. Aussi parce que le prétendant de la CDU, Armin Laschet, rate sa campagne.

Après les inondations catastrophiques des affluents du Rhin qui ont fait plus de 180 morts, la question climatique s'invite dans la campagne électorale des législatives du 26 septembre prochain. La candidate écologiste à la chancellerie, Annalena Baerbock, peut espérer capitaliser sur son expertise, ce qui n'est pas le cas de son rival social-démocrate, et encore moins du candidat démocrate-chrétien.

Angela Merkel a découvert dimanche la dévastation "surréaliste" laissée par les inondations en Europe de l'Ouest, qui ont fait au moins 184 morts en Allemagne et en Belgique, un bilan qui s'alourdit chaque jour avec de nombreuses personnes portées disparues.

La direction du parti allemand chrétien-démocrate CDU a renouvelé son soutien lundi soir à Armin Laschet, président de la formation conservatrice, lors d'un vote interne pour tenter de dénouer la crise dans le camp conservateur autour de la succession d'Angela Merkel.

Le dirigeant conservateur allemand Armin Laschet a franchi un grand pas lundi vers la succession d'Angela Merkel en étant choisi, malgré son impopularité, par les responsables de son parti pour viser la chancellerie. Mais son rival bavarois Markus Söder refuse d'abdiquer, semant la division au sein de la droite allemande à six mois des législatives.

Le duel est désormais officiel dans la course à la succession d'Angela Merkel : le Bavarois Markus Söder et le chef du parti CDU Armin Laschet vont se disputer l'investiture des conservateurs pour les législatives, dans une compétition qui devrait être tranchée rapidement.

Les chrétiens-démocrates ont subi un dur revers lors de deux scrutins régionaux à l'ouest de l'Allemagne. Le " scandale des masques ", les ratés de la gestion de la crise sanitaire et l'indécision sur la ligne du parti mettent en péril la domination conservatrice à l'issue des législatives du 26 septembre.

Le parti conservateur allemand s'est doté ce week-end d'un nouveau chef, Armin Laschet, partisan de la continuité avec l'ère Merkel, mais deux autres personnalités restent en embuscade pour tenter de devenir le prochain chancelier, Markus Söder et Jens Spahn.