Tout sur armes chimiques

Amnesty International accuse le gouvernement soudanais de recourir de façon répétée à des armes chimiques présumées contre des civils du Jebel Marra, une des régions les plus reculées du Darfour. Selon l'ONG, au moins 30 attaques chimiques sont susceptibles d'avoir eu lieu depuis janvier 2016, la plus récente datant du 9 septembre dernier.

Le directeur général de l'OIAC a assuré mardi qu'il y a des signes permettant de penser que l'organisation Etat islamique (EI) est en état de fabriquer ses propres armes chimiques en Syrie et en Irak, signes qu'il qualifie d'"extrêmement inquiétants".

Du gaz moutarde a été utilisé en août en Irak, lors de l'attaque de deux villes à proximité d'Erbil, la capitale du Kurdistan, ont indiqué lundi à l'AFP des sources proches de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

La Syrie a remis l'inventaire attendu de son arsenal chimique à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques ce samedi, la date limite fixée par l'accord russo-américain du 14 septembre, a annoncé l'OIAC.

Le Vif L'Express a pu joindre à Damas un des plus hauts gradés de l'armée syrienne, qui a accepté de répondre sous les conditions de l'anonymat. "Rien ne nous détournera de notre but principal", déclare-t-il.

Les experts de l'ONU se préparent à commencer dès lundi leur enquête sur place sur les allégations d'usage d'armes chimiques près de Damas, à la suite du feu vert donné par le gouvernement syrien, ont annoncé les Nations unies dimanche.

L'ONG indépendante annonce la mort de quelque 355 patients présentant des symptômes neurotoxiques dans des hôpitaux de la région de Damas. Le ministre syrien de l'information a affirmé de son côté que Damas n'avait "jamais utilisé d'armes chimiques", malgré les lourds soupçons de la communauté internationale.

Les Etats-Unis ne sont pas en mesure "pour l'instant" de dire avec certitude s'il y a eu recours à des armes chimiques en Syrie. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders s'est dit "convaincu" alors que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avertit que l'utilisation d'armes chimiques constituerait un "crime contre l'humanité" aux "graves" conséquences.