Tout sur Arabie saoudite

En juin 2017, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn mais aussi l'Egypte ont rompu leur liens avec Doha qu'ils accusent de soutenir les mouvements islamistes, ce qu'il nie, et de se rapprocher de l'Iran.

Une guerre entre l'Arabie saoudite et l'Iran provoquerait un "effondrement total de l'économie mondiale", a estimé dimanche le prince Mohammed ben Salmane dans un entretien télévisé aux Etats-Unis, appelant la communauté internationale à "dissuader" Téhéran.

Un colosse aux pieds d'argile, assis sur un tas d'or, tiraillé entre ses rêves de puissance et la peur que lui inspire l'Iran chiite, rival exécré... Les attaques lancées le 14 septembre sur le champ pétrolier de Khurais et l'usine d'Abqaiq, deux des fleurons de la société d'Etat Aramco, jettent une lumière crue sur les failles et les faiblesses de l'Arabie saoudite. Et pas seulement parce que l'assaut combiné - drones et missiles de croisière - aura un temps amputé de moitié la production du premier exportateur mondial, embrasant les cours du brut.

Le prince héritier d'Arabie saoudite, qui fait l'objet d'une controverse internationale, souhaite délivrer pour la première fois des visas touristiques pour visiter son pays. Le royaume archi-conservateur espère profiter des visiteurs européens et américains.

La Libye, la Syrie et le Yémen ayant sombré dans la guerre civile, l'Egypte ayant transité d'une dictature militaire à une autre, la Tunisie reste le seul théâtre des " printemps arabes " où l'ancrage durable d'une démocratie est encore envisageable aujourd'hui. Le premier tour des deuxièmes élections présidentielles au suffrage universel organisées depuis la chute du potentat Zine el Abidine ben Ali en 2011 laisse toutefois perplexe sur son implantation.

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi l'envoi de renforts militaires dans la région du Golfe après les attaques en Arabie saoudite attribuées à l'Iran et renforcé les sanctions contre la Banque centrale iranienne, présentées par Donald Trump comme "les plus sévères jamais imposées à un pays".

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en visite mercredi en Arabie saoudite, a qualifié l'attaque contre des infrastructures pétrolières du royaume d'"acte de guerre", l'attribuant de nouveau à l'Iran, peu après la présentation d'une enquête saoudienne selon laquelle Téhéran a "incontestablement parrainé" l'attaque.