Tout sur animaux

La Russie, la Scandinavie, les Balkans et la chaîne des Carpates abritent aujourd'hui les principales populations d'ours bruns, qui ont pratiquement disparu de notre continent. En Ukraine, on n'en recense plus que trois cents spécimens à l'état sauvage. L'animal y est inscrit sur le livre rouge des espèces protégées ; sa chasse et son exploitation sont interdites. Pourtant, il n'est pas rare de voir des ours enfermés dans une cage bétonnée, sale et exiguë, sur un parking d'hôtel. Nourris de détritus provenant des poubelles de l'établissement, parfois abreuvés au soda ou à la vodka, ils font figure d'attraction touristique. Par le passé, certains ont même pris part à des combats contre des chiens, interdits en 2015, mais dont ils portent toujours les cicatrices.Selon l'organisation internationale Quatre pattes (Four Paws), qui tente de les secourir, vingt oursons sont vendus chaque année au marché noir, attrapés dans la nature ou issus d'une reproduction en captivité, dans des conditions sordides. Le prix de vente d'une bête adulte est d'environ 1 000 euros et grimpe jusqu'à 5 000 euros pour un jeune, alors que la contravention pour trafic n'est que de huit euros. "Les ours souffrent en Ukraine parce que les lois ne sont pas appliquées efficacement et que les sanctions ne sont pas prononcées", regrette Ihor Nykolyn, directeur du sanctuaire forestier de l'ONG, situé à Domazhyr, dans l'ouest du pays. Ici, en raison d'une corruption endémique, tout s'achète: l'animal, le permis de détention, le tampon de vaccination sur le passeport... Dans les faits, les ours sont donc toujours élevés, chassés et commercialisés. Et, malheureusement, même ceux qui sont sauvés chaque année par l'antenne locale de l'association ne retrouveront jamais leur milieu naturel. Les traumatismes induits par leur longue détention excluent tout simplement cette possibilité.

Grâce aux efforts de conservation, et la réintroduction de l'espèce dans les forêts européennes, le bison d'Europe est passé de la catégorie d'espèce " Vulnérable " à celle de " Quasi menacée ", selon la mise à jour de la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées.

Les chats sont indépendants, poursuivent une volonté de fer et ne font que supporter l'existence de leurs propriétaires. C'est le cliché. Contrairement aux chiens, on dit souvent que les chats ne sont pas capables d'établir une relation profonde avec leurs maîtres. Cependant, une nouvelle étude montre que les chats, tout comme les chiens ou les bébés, peuvent former un lien avec leurs soignants humains.

Les corbeaux et les perroquets ont un comportement que l'on peut qualifier "d'intelligent". Ils font parfois des choses que les tout-petits enfants ou les chimpanzés ne sont pas capables de faire.

Luttes internes pour déterminer les modes d'action légitimes, surveillance policière constante et intérêt médiatique accru nourrissent la radicalité animaliste. Dans S'engager avec les animaux, ouvrage qu'il codirige avec Christophe Traïni, Fabien Carrié, sociologue à l'UCLouvain et spécialiste du radicalisme, s'intéresse aux militants de la cause animale et à l'évolution du mouvement depuis ses origines.

Le Code Wallon du bien-être animal est entré en vigueur le 1er janvier 2019. Il reconnait la sensibilité des animaux et interdit l'abandon d'un animal. Si les amendes sont désormais beaucoup plus lourdes, leur application est parfois compliquée à mettre en oeuvre.

La politique du ministre wallon Carlo Di Antonio est-elle influencée par les tenants de la "ligne dure" de la cause animale ? La création d'un nouvel organisme richement doté pose question. Tout comme le soutien du ministre aux refuges "en guerre" contre le service public de contrôle du bien-être animal.