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Donald Trump est arrivé mardi soir à Bruxelles pour un sommet de l'Otan sous haute tension, les Européens s'interrogeant sur les intentions du président américain qui multiplie les déclarations tonitruantes.

Les dirigeants de l'Otan appréhendent leur sommet avec Donald Trump, mercredi et jeudi à Bruxelles, car ils s'attendent à être mis sous pression, sinon rudoyés, par un président américain vindicatif, exigeant le partage du fardeau financier, au risque d'affaiblir la crédibilité de l'Alliance.

L'Otan entame ce lundi, avec des années de retard sur le calendrier initial, le déménagement définitif vers son nouveau siège, un complexe pharaonique situé dans la banlieue nord-est de Bruxelles, en face des bâtiments largement obsolètes que l'organisation occupait depuis 1967.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'est dit préoccupé par une recrudescence de l'activité des sous-marins russes en mer Méditerranée et dans l'océan Atlantique, dans une interview à paraître dimanche dans le journal 'Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung' (FAS).

Les pays membres de l'Otan ont décidé mardi de renouveler jusqu'en 2020 le mandat du secrétaire général, Jens Stoltenberg, en l'assurant de leur "pleine confiance" sur fond de tensions avec la Russie de Vladimir Poutine, selon un communiqué officiel.

Après une semaine d'incertitude et de protestations au sujet des résultats de l'élection présidentielle au Honduras, que l'opposition estime entachée de fraudes en faveur du président sortant Juan Orlando Hernandez, le Tribunal suprême électoral (TSE) a indiqué dimanche qu'il entamait un nouveau décompte, partiel, d'environ un millier d'urnes de votes, soit bien moins que ce qu'exige l'opposition qui a immédiatement exprimé sa colère.

Les F-16 belges déployés depuis le 5 septembre en Estonie pour protéger l'espace aérien des Etats baltes ont déjà mené 16 interceptions d'avions russes, selon des chiffres livrés mardi à l'occasion de la visite du chef de la composante Air, le général-major Frederik Vansina, sur la base d'Ämari (Estonie).

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'est voulu rassurant jeudi au terme d'une réunion parmi les dirigeants alliés sur l'engagement des Etats-Unis auprès de l'Otan, après que le président américain Donald Trump se soit abstenu d'exprimer explicitement son attachement à l'article 5, véritable socle de l'Otan qui repose sur le principe de défense collective, soulevant des questionnements au sein de l'organisation.

L'Otan a décidé de rejoindre officiellement la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, a déclaré une source diplomatique à l'AFP.

Un important convoi de véhicules blindés américains est entré jeudi en Pologne, un des plus grands déploiements des forces américaines en Europe depuis la guerre froide, opération aussitôt dénoncée par Moscou.