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Le secteur des soins de santé est au bord de la crise de nerfs. Applaudis publiquement mais délaissés dans leur quotidien : c'est le sentiment qu'expriment les infirmiers ou les aides-soignants. Pourtant, la bataille contre l'épidémie est loin d'être finie.

Près de 500 patients sont morts du coronavirus dans les hôpitaux français ces 24 dernières heures, soit une nouvelle hausse record depuis le début de l'épidémie, qui porte le bilan total à 3.523 morts.

L'Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, est le pays le plus touché en nombre de morts avec 10.779 décès pour 97.689 cas, 13.030 personnes sont considérées comme guéries par les autorités italiennes.

La crise financière mondiale déclenchée par le coronavirus n'est pas une simple réplique de la crise de 2008. Son ampleur pourrait toutefois être plus grave, surtout si les gouvernements ne sortent pas des sentiers battus et répètent les erreurs du passé.

L'épidémie de Covid-19 met en danger "le projet européen qui risque de sombrer" dans les divisions internes à l'UE, a mis en garde lundi le commissaire européen à l'Economie, l'Italien Paolo Gentiloni.

Le roi (européen) est nu. Après des années d'austérité, des systèmes de santé échouent lamentablement au stress test du coronavirus. Des centaines d'hôpitaux à travers le continent manquent de lits, de personnel, de respirateurs, de masques... Bref, de moyens, tout simplement. Les déclarations de soutien aux soignants héroïques ne suffiront pas. Il faut tout faire pour arrêter l'épidémie et reconstruire un système de santé digne de ce nom. Cela requiert des choix forts, au niveau européen.