Tout sur Algérie

Le débat sur l'islamo-gauchisme a ressurgi en France avec la dénonciation de son entrisme dans les universités par la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal.

Le président Abdelmadjid Tebboune tente de prévenir le redémarrage de la contestation massive du régime, deux ans après son éclosion.

Celui qui a vulgarisé le concept de résilience appelle à mener une réflexion sur l'histoire plutôt qu'à déboulonner les statues. La mémoire n'est pas une confrontation binaire entre le bien et le mal. La preuve par "France-Algérie. Résilience et réconciliation en Méditerranée", écrit avec l'auteur algérien Boualem Sansal.

L'écrivain français achève avec La Fabrique de la terreur son triptyque géopolitique et historique sur le djihadisme en remontant aux racines du mal, dans l'Algérie des années 1990, pour aboutir aux attentats parisiens de novembre 2015. Selon lui, le risque, pour les Européens, est un dysfonctionnement de la démocratie.

Des mouvements qui refusent et la violence et l'islamisme. L'Algérie, l'Irak et le Liban sont secoués par le soulèvement pacifique d'une jeunesse portée par une même aspiration : l'instauration d'un Etat de droit. Même plus : un changement de société.

"Notre ennemi est le séparatisme", mais "faire un plan contre l'islam serait une faute profonde", a déclaré mardi Emmanuel Macron à la fin d'un déplacement à Mulhouse consacré à la lutte contre le "séparatisme islamiste" et la radicalisation.

Le vendredi 22 février 2019, soudain et inattendu dans une Algérie réputée résignée, surgissait le "Hirak", mouvement de contestation inédit, toujours vivant et désormais incontournable, mais confronté à de nombreux défis au moment de souffler sa 1ère bougie.

Tandis que le PS se débat avec l'affaire Emir Kir, le CDH reste, lui, hanté par l'affaire Mahinur Ozdemir, pourtant close depuis 2015.

Moins de deux semaines après une présidentielle qui a porté l'ancien premier Ministre Abdelmadjdid Tebboune au pouvoir, le pilier du régime algérien le puissant Ahmed Gaïd Salah a rendu les armes dans la nuit du 22 décembre 2019. Au pouvoir depuis des décennies, il était jusque hier le principal frein à une évolution constructive de la démocratie dans le pays qui puisse voir le Hirak parvenir à ses fins.

Imposé par l'armée, le scrutin de ce 12 décembre en Algérie est contesté par la majorité de la population. Alors que le pays est dans l'impasse politique, la crise économique empire.