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Des personnalités algériennes ont appelé mercredi leurs compatriotes à participer massivement vendredi à la 20e manifestation hebdomadaire contre le régime, qui coïncidera avec l, s'ajoutant aux nombreux appels similaires sur les réseaux sociaux.

Des milliers d'étudiants défilent à nouveau mardi à Alger, réclamant le départ du "système" au pouvoir et le jugement du "gang" de personnalités liées au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les Algériens s'apprêtent à dire à l'armée vendredi, jour hebdomadaire de manifestations, si sa proposition d'écarter le président Abdelaziz Bouteflika suffit à calmer la contestation contre le régime.

Des milliers de personnes se sont rassemblés dans le centre d'Alger pour le 3e vendredi consécutif, en vue de protester contre un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika, malgré les mises en garde sur les risques de "chaos" lancées par le président qui refuse de céder.

Plusieurs milliers d'étudiants ont encore défilé dans la capitale et dans plusieurs villes d'Algérie contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika, tandis que l'armée a adressée une sévère mise en garde contre ceux qui, selon elle, veulent déstabiliser le pays.

La stabilité ou le chaos. L'alternative est une réponse classique opposée par des dirigeants autoritaires à des citoyens épris de liberté qui les contestent. Elle est d'autant plus aisément brandie ces jours-ci par les responsables politiques face à la rue qui s'oppose à un cinquième mandat à la présidence d'Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, que l'Algérie conserve des séquelles des dix années de guerre civile qui ont suivi le printemps arabe avant l'heure qu'elle a connu en 1988 et que les Algériens sont fondés à s'inquiéter des échecs contemporains des révolutions en Libye et en Syrie.