Tout sur Alexandre Benalla

Mis en examen, entre autres, pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité de travail" après avoir fait le coup de poing contre un couple de manifestants le 1er mai 2018, Alexandre Benalla, ancien conseiller de l'Elysée, auquel on prête une candidature aux municipales de 2020, entame une opération de réhabilitation médiatique en publiant "sa" vérité dans Ce qu'ils ne veulent pas que je dise (Plon, 288 p.).

Un samedi parisien de gilets jaunes, Christophe Alévêque convoque sur la scène du théâtre du Rond-Point, Carlos Ghosn, les péchés de l'Eglise et Alexandre Benalla. Une revue de presse bientôt en version belge au 140, à Bruxelles.

Dans le viseur de la justice, Alexandre Benalla a éveillé l'attention de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère français des Finances, pour avoir reçu pour 18.500 euros de chèques de son ami Vincent Crase avant et pendant la présidentielle de 2017, selon une note dont a eu connaissance l'AFP.

Invraisemblances, incohérences, contradictions, voire mensonges: la commission des Lois du Sénat présente mercredi son rapport d'enquête sur l'affaire Benalla, du nom de l'ex-chargé de mission de l'Elysée soupçonné d'avoir menti sous serment et placé la veille derrière les barreaux.

L' inextricable affaire Benalla ne cesse de rebondir pour se transformer en feuilleton. Elle s'éloigne au passage de la rubrique faits divers pour se rapprocher dangereusement des hautes sphères de l'État. Après les violences du 1er mai et l'imbroglio autour des passeports diplomatiques, elle prend un nouveau tournant judiciaire: le parquet financier a ouvert une enquête sur un contrat signé avec un sulfureux oligarque russe.

Alexandre Benalla a refusé obstinément lundi de répondre aux questions de la commission d'enquête sénatoriale sur l'attribution de ses passeports diplomatiques, au motif qu'elles relevaient de l'information judiciaire qui est ouverte, s'attirant les remontrances du président Philippe Bas.

Violences contre des manifestants, selfie armé, passeports diplomatiques: six mois après le déclenchement de l'affaire Alexandre Benalla, les accusations s'accumulent contre l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, de nouveau placé en garde à vue jeudi matin. Le point sur ses ennuis judiciaires.

L'Elysée a accusé lundi Alexandre Benalla d'entretenir pour se venger "tout un faisceau de contrevérités et d'approximations", après que l'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron a affirmé à Mediapart avoir continué à échanger régulièrement avec le chef de l'Etat depuis son licenciement.

Affaire Benalla, acte II? L'Elysée a assuré vendredi ne "disposer d'aucune information" sur l'utilisation des passeports diplomatiques par l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, soupçonné d'en avoir profité après sa mise à pied en mai. L'ancien chargé de mission a lui contre-attaqué, son entourage affirmant qu'ils lui avaient été restitués "début octobre".

Les partis d'opposition en France ont demandé vendredi des explications d'Emmanuel Macron ou de son entourage après les révélations sur son ancien conseiller Alexandre Benalla, qui aurait conservé un passeport diplomatique après son limogeage fracassant en mai, et la tempête politique qui a suivi.