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L'opposition syrienne est "prête à reprendre les négociations (avec le régime) sans pré-conditions", a affirmé samedi le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, à l'issue d'une réunion internationale à Paris à laquelle participait le représentant de l'opposition, Riad Hijab.

La chute d'Alep ne marquera pas la fin de la guerre en Syrie, mais le régime de Damas et ses alliés russe et iranien semblent à court terme en mesure d'imposer leur scénario face aux pays soutenant l'opposition et à une administration américaine sortante.

Dix pays occidentaux et arabes, soutiens de l'opposition syrienne, se sont retrouvés samedi à Paris pour examiner l'urgence humanitaire à Alep, la deuxième ville syrienne en passe d'être reconquise par le régime de Damas et ses alliés.

L'ONU a blâmé lundi à la fois Damas et les groupes rebelles en Syrie pour leur incapacité à organiser des évacuations médicales pendant la trêve qui vient de prendre fin à Alep, dans le nord du pays en proie à une grave crise humanitaire.

Les armées russe et syrienne vont suspendre leurs bombardements durant huit heures jeudi à Alep en Syrie, dévastée par des raids aériens et de violents combats, dans le cadre d'une "pause humanitaire", a annoncé lundi l'armée russe.

Le président syrien Bachar al-Assad dit vouloir être d'ici dix ans "celui qui aura sauvé son pays" et reconnait l'importance pour l'armée syrienne de l'aide russe et iranienne, dans une interview publiée samedi sur le site internet du quotidien espagnol El Pais.

Cinq ans après le début de la guerre en Syrie, le régime est sur le point de reprendre la deuxième ville du pays. Un tournant majeur dans ce conflit au lourd bilan et qui a déplacé des millions d'habitants ? Le point avec Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie au Washington Institute.