Tout sur AKP

Même vainqueur, le reis, auteur d'une campagne médiocre, a été bousculé par ses challengers Muharrem Ince et Meral Aksener. Usure d'un pouvoir sans partage ?

Islamophobe, la Belgique ? Elle reprend la Grande mosquée à l'Arabie saoudite, interdit le voile dans l'enseignement et au travail, prohibe l'abattage rituel sans étourdissement. Un think tank proche de l'AKP turc a mené l'enquête. A charge.

Le président Erdogan a mobilisé tous ses réseaux, même les plus inquiétants, pour rallier la diaspora à sa cause et museler ses opposants.

Le chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan a été réélu dès le premier tour dimanche pour un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés, venant à bout d'une opposition pourtant revigorée lors d'élections présidentielle et législatives âprement disputées.

Depuis son émergence sur la scène politique turque, il y a plus de 15 ans, le président Recep Tayyip Erdogan empile les victoires électorales. Mais il fait face à une concurrence inédite pour le scrutin anticipé du 24 juin.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été réélu dimanche chef du parti de la Justice et du Développement (AKP) au pouvoir après presque trois ans d'absence, comme prévu par la révision constitutionnelle adoptée par référendum le 16 avril.

L'impénétrable dirigeant turc est plein de contradictions, il provoque à la fois adoration aveugle et aversion profonde. Les auteurs français Jean-François Pérouse et Nicolas Cheviron publient une biographie de Recep Tayyip Erdogan. "C'est un homme qui n'a pas de scrupules."

Le projet de révision constitutionnelle adopté fin janvier par le parlement turc, et soumis à référendum le 16 avril en Turquie, prévoit le passage du régime parlementaire en vigueur à un système présidentiel souhaité par l'AKP, le parti du président Recep Tayyip Erdogan, dont les prérogatives seraient considérablement renforcées.

Le président "a besoin de mobiliser les Turcs de l'étranger et se fiche de savoir si ce qu'il dit est correct ou non", analyse l'opposant Taner Akçam. L'enjeu : le référendum sur l'extension des pouvoirs présidentiels du 16 avril prochain qui est loin d'être gagné. Et peu importe l'impact sur les relations avec l'Europe.