Tout sur Ahmed Gaïd Salah

Moins de deux semaines après une présidentielle qui a porté l'ancien premier Ministre Abdelmadjdid Tebboune au pouvoir, le pilier du régime algérien le puissant Ahmed Gaïd Salah a rendu les armes dans la nuit du 22 décembre 2019. Au pouvoir depuis des décennies, il était jusque hier le principal frein à une évolution constructive de la démocratie dans le pays qui puisse voir le Hirak parvenir à ses fins.

Imposé par l'armée, le scrutin de ce 12 décembre en Algérie est contesté par la majorité de la population. Alors que le pays est dans l'impasse politique, la crise économique empire.

Des personnalités algériennes ont appelé mercredi leurs compatriotes à participer massivement vendredi à la 20e manifestation hebdomadaire contre le régime, qui coïncidera avec l, s'ajoutant aux nombreux appels similaires sur les réseaux sociaux.

Gaafar Nimeiry, le dictateur à la tête du pays de 1971 à 1985 ; Hassan al-Tourabi, l'homme de l'ombre qualifié dans les années 1990 de "pape noir du terrorisme" pour avoir abrité Carlos et Oussama ben Laden ; Omar el-Bechir, le potentat (1989-2019) accusé par la Cour pénale internationale de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour la répression au Darfour au milieu des années 2000... : depuis cinquante ans, le Soudan n'a pas toujours placé sur un piédestal les plus recommandables de ses enfants.

Les Algériens s'apprêtent à dire à l'armée vendredi, jour hebdomadaire de manifestations, si sa proposition d'écarter le président Abdelaziz Bouteflika suffit à calmer la contestation contre le régime.