Tout sur AFMPS

Les Belges bénéficient-ils des meilleurs tests pour détecter leur immunité contre le Covid-19 ? Au meilleur prix ? Pas certain au vu du nouveau bras de fer qui oppose l'Agence fédérale des médicaments et les labos cliniques, sur fond de conflit d'intérêts autour d'un test italien controversé qui va coûter des millions au contribuable. Thierry Denoël et David Leloup, en collaboration avec Knack.

"Le service d'aide d'urgence a pu solutionner les pénuries de médicaments temporaires rencontrées par les hôpitaux", affirment vendredi l'Agence fédérale pour les médicaments et produits de santé (AFMPS) et l'Association belge des Syndicats Médicaux (Absym) dans un communiqué commun. "L'ensemble des craintes des médecins" a pu être levée.

"Les personnes de la taskforce shortages ne se sont pas reposées pendant le week-end de Pâques", affirme mardi le cabinet de son ministre de tutelle Philippe De Backer, dans sa communication bi-hebdomadaire concernant l'approvisionnement de matériel destiné à lutter contre le coronavirus (Covid-19).

L'université de Namur a présenté mardi un nouveau procédé de diagnostic du Covid-19. Homologué par l'Agence fédérale des Médicaments et des Produits de santé (AFMPS) en début d'après-midi, il va permettre sans délai d'augmenter le nombre de tests réalisés en Belgique. Il ouvre aussi de nouvelles perspectives dans la lutte contre le coronavirus à l'échelle mondiale.

Lundi, le Tribunal de première instance d'Ypres a acquitté un médecin qui était accusé de commerce d'implants médicaux sans label européen. Knack et De Tijd ont examiné le verdict. Il illustre le fait que l'éclatement d'un scandale ne mène pas toujours à une condamnation effective.

Une loi visant à limiter l'indisponibilité criante de certains médicaments en Belgique est actuellement suspendue par la Cour constitutionnelle. Entrée en vigueur en mai dernier, elle obligeait notamment les grossistes-répartiteurs à n'approvisionner que le marché belge, alors que ceux-ci achètent souvent des produits en Belgique pour les revendre ensuite plus chers à l'étranger, explique mardi le quotidien Gazet van Antwerpen.

Près de 500 médicaments manquent actuellement en Belgique, selon la liste en la matière de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). Plusieurs médecins ont dès lors dénoncé, dans une carte blanche au Soir lundi, cette pénurie grandissante et mis en cause l'industrie pharmaceutique.

L'utilisation d'antibiotiques chez les animaux d'élevage a baissé de 12,8% en 2018 par rapport à l'année précédente, ressort-il mercredi des chiffres de l'Amcra, le centre de connaissance pour l'utilisation d'antibiotiques et d'antibiorésistance chez les animaux en Belgique. "Il s'agit de la réduction la plus importante en l'espace d'un an depuis 2011", a indiqué son président, Jeroen Dewulft, également professeur à l'Université de Gand (UGent).

Une association de consommateurs de cannabis et cannabidiol (CBD) à des fins médicales a mis en demeure la ministre fédérale de la Santé publique, Maggie De Block, d'autoriser l'usage thérapeutique de ces substances. Elle avait donné comme délai de réponse ce dimanche et samedi soir, elle assurait n'avoir toujours pas obtenu de réaction. Mme De Block dément: elle assure dans un communiqué avoir répondu à l'association par mail et par courrier.

La pénurie de médicaments continue en Belgique, avec 428 produits qui sont temporairement indisponibles, selon des chiffres publiés vendredi par VTM NIEUWS. La pénurie concerne principalement pour l'instant les anticoagulants.