Tout sur Adoption

Des parents ont adopté au Maroc des enfants souffrant de troubles médicaux dont ils ne se doutaient pas. Deux couples ont porté plainte. Au-delà de ces cas malheureux, de plus en plus d'enfants adoptés sont "à besoins spécifiques" : plus âgés, en fratrie ou porteurs de handicap. Notre enquête.

Il y a pile un an, le quotidien flamand Het Laatste Nieuws révélait que trois enfants congolais volés à leurs familles biologiques avaient été adoptés en Belgique. En novembre, le parquet fédéral annonçait un quatrième cas. Le Vif/L'Express est aujourd'hui en mesure d'affirmer qu'il y en a un cinquième. Au moins. Pourquoi personne n'a pu éviter ces drames ? Alors que les signaux d'alerte avaient été lancés.

Nonante adoptions ont été enregistrées en Fédération Wallonie-Bruxelles en 2016, contre 109 en 2015, 136 en 2013 et 221 en 2011, selon les chiffres de la Direction de l'adoption - Autorité centrale communautaire (ACC), qui ne tiennent pas compte de l'adoption intrafamiliale (quelque 150 cas par an).

Bonne nouvelle pour les 10 enfants adoptés par des familles belges en Ouganda et bloqués depuis plusieurs semaines dans le pays: 6 d'entre eux vont pouvoir rejoindre la Belgique. "Pour les 4 autres, des négociations sont encore nécessaires en Ouganda mais on espère un déblocage rapide", a expliqué le parlementair flamand Lorin Parys, qui suit le dossier.

Cette semaine, le journal roumain Gandul a lancé une campagne appelée " Romanians adopt Remainians " (un jeu de mots entre les deux termes, " remanians " étant ceux qui souhaitaient rester dans l'UE). Via cette initiative humoristique, le pays tend les bras à ceux qui étaient contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.