Tout sur ACW

Patrick Develtere effectue ses derniers mois en tant que président de beweging.net, la coupole du mouvement ouvrier chrétien flamand. Il deviendra en effet en juillet conseiller auprès du Centre européen de stratégie politique (CESP), un groupe de réflexion interne à la Commission européenne, indique lundi dans un communiqué beweging.net.

L'Inspection Spéciale des Impôts estime que le mouvement ouvrier chrétien flamand (ACW) a éludé l'impôt sur un montant de 8 millions d'euros, ressort-il d'une lettre de l'ISI. Sociaal Engagement, la société coopérative de l'ACW, aurait déduit à tort des frais de personnel, rapportent vendredi plusieurs médias flamands.

Le parti nationaliste n'en mène pas très large. Ce ne sont pas ses performances électorales qui le donnent à penser, mais ses prestations politiques. La formation de Bart De Wever a en effet atteint les limites de ses ambitions.

La confiance en l'ACW s'est effritée suite aux complications financières du dossier Dexia/Belfius. Selon une enquête exclusive de Knack, une partie de leurs partisans, traditionnellement électeurs du CD&V, passent à la N-VA.

L'ACW, la coupole flamande du mouvement ouvrier chrétien, porte plainte pour diffamation contre les personnes qui accusent le mouvement de fraude fiscale. Le président du CD&V Wouter Beke condamne fermement ce qu'il appelle des "insinuations" contre l'ACW. Beke s'en prend également violemment à Didier Reynders.

La garantie publique en faveur des coopérateurs d'Arco, bras financier de l'ACW en Flandre et du MOC au sud du pays, a été générée "dans un mouvement qui peut difficilement être décrit autrement que comme du chantage", commente le commissaire européen Karel De Gucht, à l'époque ministre dans le gouvernement Leterme, ce lundi dans les colonnes du Morgen. "C'était une exigence absolue des chrétiens-démocrates".

La charge de la N-VA sur l'ACW et ses relations avec le monde de la finance (Belfius) fait trembler le CD&V, jusqu'à avoir eu raison de son ministre, Steven Vanackere. Le parti de Bart De Wever remet en vogue le "tube" politique des années 1930 : la collusion politico-financière.

Steven Vanackere a présenté sa démission. Le chrétien-démocrate, vice-premier ministre et ministre des Finances, démissionne suite aux violentes critiques suscitées par le deal controversé entre ACW et Belfius. Vanackere nie avoir commis une erreur mais souhaite voir cesser les insinuations à son égard.

Après avoir nié que l'administrateur Belfius Wouter Devriendt soit l'un de ses collaborateurs, le ministre des Finances Steven Vanackere nuance ses propos dans un communiqué. Le chrétien-démocrate révèle que non seulement Devriendt possède un bureau à son cabinet, mais qu'en plus il dispose d'une adresse e-mail du ministère des Finances.

Le président du Comité de direction de Belfius, Jos Clijsters, a assuré vendredi que l'accord passé avec l'ACW, le pendant flamand du Mouvement ouvrier chrétien (MOC), pour Belfius était "très avantageux", également pour l'Etat belge et donc le contribuable.

L'ACW, pendant flamand du Mouvement ouvrier chrétien (MOC), peut compter sur une hausse spectaculaire de la déduction de ses intérêts notionnels grâce aux millions reçus pour les parts bénéficiaires de Belfius, rapporte ce lundi De Morgen.

Les leaders du syndicat chrétien flamand ACV se distancient ouvertement de leur organisation mère l'ACW (l'aile flamande du mouvement ouvrier chrétien). Celle-ci englobe une douzaine d'associations chrétiennes dont l'ACV et la mutualité chrétienne qui compte 4,5 millions d'affiliés en Belgique. L'organisation est accusée par la N-VA de fraude fiscale commise avec les parts bénéficiaires de Belfius dont elle disposait.

Patrick Develtere préside l'ACW, le pendant flamand du Mouvement ouvrier chrétien, très proche de l'aile gauche du CD&V. Il insiste pour que la réforme de l'Etat n'éclipse pas le socio-économique. Mais avertit : former un gouvernement d'urgence, comme le veulent les francophones, cela ne résoudra rien.