Tout sur Acte de terrorisme

La justice et la police belges ont déjoué une attaque terroriste en France, rapportent lundi plusieurs médias. Les suspects, un couple belge d'origine iranienne résidant à Wilrijk, ont été placés sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction anversois. Leur véhicule a été intercepté samedi à Woluwe-Saint-Pierre.

Responsable de la mort d'au moins trois personnes, dont deux policières liégeoises, Benjamin Herman aurait rencontré l'islam radical en prison. Comment empêcher d'autres contaminations ?

Rappelant le modus operandi de celles de Nice, Berlin, Londres, Stockholm, Barcelone et New York, entre juillet 2016 et novembre 2017, les attaques de Toronto, le lundi 23 avril (10 morts), et de Munster, quinze jours plus tôt (2 tués), annonçaient de possibles attentats de l'Etat islamique. Qu'elles se soient avérées en définitive le fait de personnalités mentalement déséquilibrées ou psychologiquement déstabilisées rassure les agents des services de renseignement mais ne soulagent ni les proches des victimes ni les forces de l'ordre.

"L'attitude des prévenus [Salah Abdeslam et Sofien Ayari] a précipité le passage à l'acte des frères El Bakraoui et de Najim Laachraoui le 22 mars 2016", a rappelé Me Guillaume Lys, pour démontrer que l'association de victimes des attentats de Bruxelles, qu'il représente, a un intérêt à être partie civile contre Salah Abdeslam et Sofien Ayari.

Après les hommages, retour à l'enquête: deux proches du jihadiste Radouane Lakdim, qui a tué quatre personnes dans le sud-ouest de la France, étaient toujours lundi en garde à vue, la compagne du tueur étant, comme lui, fichée pour radicalisation.

À une époque où l'on renoue avec les vertus du silence pour combattre la tyrannie du brouhaha et de la communication, la liberté de se taire porte préjudice dans au moins un domaine, la manifestation de la vérité dans les affaires criminelles et terroristes.

Mehdi Nemmouche, auteur présumé de la tuerie du Musée juif à Bruxelles, est arrivé mercredi à Paris pour être inculpé, soupçonné d'avoir été l'un des geôliers des quatre journalistes français otages en Syrie en 2013-2014, a appris l'AFP de sources concordantes.

Le président français Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, a entamé lundi au Stade de France, en présence notamment de son prédécesseur François Hollande, une série d'hommages aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 qui avaient fait 130 morts dans Paris et sa banlieue.

L'homme qui a tué dimanche deux femmes à la gare de Marseille, dans le sud-est de la France, a été formellement identifié comme étant Ahmed Hanachi, un Tunisien de 29 ans, a annoncé mardi le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb.

Les investigations se poursuivent après l'attaque au couteau revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique et qui a coûté la vie à deux jeunes femmes dimanche sur le parvis de la principale gare de Marseille, dans le sud-est de la France.