Tout sur AB InBev

Grâce à la pandémie de coronavirus, les milliardaires sont devenus encore plus riches. "En Belgique aussi", affirme Ludwig Verduyn, l'homme derrière De Rijkste Belgen (la liste des Belges les plus riches), "bien que tous nos compatriotes fortunés n'aient pas vu croître leur fortune."

Le Premier ministre français Edouard Philippe a de nouveau défendu lundi son plan de déconfinement progressif, qui doit débuter le 11 mai, mais suscite toujours nombre d'inquiétudes et interrogations, en particulier sur la question de la réouverture des écoles. L'épidémie de coronavirus a fait 25.201 morts depuis le 1er mars en France, où 306 décès supplémentaires ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures.

Au moment où l'on découvre que 712 Belges sont cités dans les Panama Papers relatifs à des sociétés-écrans installées dans des paradis fiscaux, on apprend que l'année passée les patrons du Bel 20 ont gagné 20% de plus qu'en 2014 alors que le gouvernement appelle à la modération salariale. Pour le virologue Marc Van Ranst, professeur à la KuLeuven, tout cela devient impossible à expliquer au brave contribuable.

Alken-Maes, deuxième groupe brassicole en Belgique, et le leader InBev revoient dès ce 1er février le prix de leurs bières à la hausse.

Le député européen Jean-Luc Dehaene vient de mentionner ses stock-options dans sa déclaration d'intérêt soumise au Parlement UE. Il déclare ainsi 77 000 actions AB-Inbev, lesquelles valent quelque 5,3 millions d'euros, au cours actuel de l'action (environ 69 euros).

Dans sa déclaration d'intérêts financiers, à laquelle tous les eurodéputés sont soumis, Jean-Luc Dehaene ne fait pas mention de ses bonus AB InBev (3 millions d'euros). Il aurait dû le faire. Cela inquiète les associations concernées par l'influence des lobbies. Elles ont adressé un courrier à Martin Schulz, le président du Parlement européen, pour lui faire part de ce conflit d'intérêts.