Tout sur 14-18

Après avoir été pensée, préparée et théorisée dans les états-majors par le futur envahisseur allemand avant 1914, la guerre devient après l'armistice un nouveau chapitre des manuels scolaires à enseigner dans chaque classe à travers tout le pays. Au fil du temps, le ton va évoluer.

Dès le xixe siècle s'est développé un tourisme de mémoire. Waterloo en est un bel exemple. Avec la Grande Guerre et la mobilisation de masse, ce tourisme prend une dimension beaucoup plus globale. Les premiers guides Michelin sont publiés dès 1917. Avec le centenaire, le secteur a connu un nouveau boom.

Le centenaire de la Première Guerre mondiale ne se caractérise pas seulement par une multiplication d'événements commémoratifs : c'est aussi l'occasion d'un essor sans précédent de la recherche. Jamais aura-t-on vu autant de jeunes chercheurs qu'aujourd'hui se consacrant à l'étude du premier conflit mondial en Belgique.

Avant le début de la Première Guerre mondiale, le plateau de Verdun comptait plusieurs villages. Le paysage était alors constitué de 30% de bois et 70% de terrains agricoles. Ces villages des Hauts de Meuse se sont retrouvés en première ligne dès 1914. Anéantis par la guerre, nombre de villages du verdunois ne virent jamais revenir leurs habitants après l'Armistice.

L'armistice du 11 novembre 1918 qui mit fin à la première Guerre mondiale, déclenchée il y a 101 ans, sera commémoré mercredi en Belgique ainsi que dans d'autres pays impliqués dans la Grande Guerre, qui vit périr quelque 8,5 millions de soldats.

L'exposition Liège 14-18 a accueilli mardi après-midi son 100.000e visiteur, moins de quatre mois après son ouverture. Cet événement qui se déroule à la fois à la Gare des Guillemins et à l'espace Saint-Antoine profite de l'engouement suscité par les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Conseiller communal MR à Liège, Louis Maraite s'est fendu sur Facebook d'un long commentaire déplorant le caractère trop peu liégeois des commémorations du début de la Guerre 1914-18, ce lundi 4 août.

Eté 1914 : la Belgique est dans le chemin de l'Allemagne. Pas de chance : elle devra se battre. Son armée n'a pas bonne presse ; sous les ordres du roi Albert, elle entrera pourtant dans l'Histoire. Jean-Michel Sterkendries, spécialiste de l'histoire militaire, décode la stratégie suivie par les Belges.

Ce devait être la "der des der". Ce ne fut finalement que l'une des premières du XXe siècle. Ce devait être celle qui marquait la véritable fin du XIXe siècle. Et la naissance de celui de tous les progrès, toutes les justices, toutes les sagesses. Cent ans plus tard, les champs de bataille pullulent encore et toujours, se déplaçant à travers toute la planète. Et s'ingéniant à repousser les bornes de l'horreur. A déshumaniser celui qu'on s'évertue envers et contre tout à désigner comme l'homo sapiens.

Environ 500 personnes, selon l'estimation de la police, ont assisté aux cérémonies commémoratives du 11 novembre lundi, de 10h30 à midi, devant la colonne du Congrès, à Bruxelles. Deux écrans géants ont été installés pour la première fois.