Les chercheurs des universités d'Anvers, Perugia et Delft se sont intéressés aux différentes teintes de jaune que le Néerlandais a utilisé pour sa peinture "Les Tournesols". Ils ont constaté que du jaune de chrome se retrouvait un peu partout sur la toile mais que, pour certaines parties, une forme chimique particulièrement stable de ce pigment avait été utilisée, conservant longtemps la couleur d'origine.

Les spécialistes ont également repéré du "jaune citron" dans des pétales plus légèrement colorés ainsi qu'en arrière-plan, une couleur qui s'obscurcit bien plus rapidement lorsqu'elle est soumise à la lumière et à l'humidité.

La nouvelle méthode de numérisation employée, non destructive, se base sur la diffraction des rayons X pour créer une image. "Elle nous permet d'identifier avec un haut degré de certitude chaque pigment de peinture cristallin", s'enthousiasme Frederik Vanmeert, chercheur à l'UA.

Outre les "Tournesols", d'autres oeuvres du 17e siècle peintes cette fois par Rembrandt et Johannes Vermeer ont également été soumises à ce procédé. Grâce à ce dernier, les musées peuvent tenir compte des changements chromatiques dans leurs plans de restaurations.