C'est un point délicat de l'enseignement supérieur: les filles ont moins tendance à choisir des études d'ingénieur ou de sciences que les garçons. On cherche activement les causes de cette distinction, d'autant plus que les professions d'ingénieurs et d'enseignant de mathématiques deviennent des métiers en pénurie...

C'est un point délicat de l'enseignement supérieur: les filles ont moins tendance à choisir des études d'ingénieur ou de sciences que les garçons. On cherche activement les causes de cette distinction, d'autant plus que les professions d'ingénieurs et d'enseignant de mathématiques deviennent des métiers en pénurie.Assez tôt déjà dans le parcours scolaire, il y a une différence de compétences liée au sexe. En sixième primaire par exemple, les filles atteignent moins souvent les objectifs en mathématiques. Il s'avère à présent que la cause n'est pas due à une différence de compétences en mathématiques constatée dès le plus jeune âge. Une équipe de pédagogues de la KuLeuven, dirigée par Bert De Smedt, a étudié les capacités mathématiques de 400 enfants de maternelle flamands. Les résultats, parus dans Developmental Science, prouvent que les élèves de maternelle disposent déjà de compétences mathématiques. S'il y a une variation individuelle importante, il n'est pas question d'une différence moyenne notable entre garçons et filles.Par conséquent, si on constate des différences de succès à la fin de l'enseignement primaire, elles sont dues à d'autres facteurs. Le cliché qui veut que les filles s'intéressent moins aux mathématiques pourrait en être un. De Smedt et son équipe avait déjà démontré dans la revue Frontiers in Psychology que les enfants de maternelles sont meilleurs en calcul quand leurs parents y accordent une attention particulière. Plus les parents confrontent leurs jeunes enfants aux chiffres et aux additions, plus vite ils savent compter.