L'Union astronomique internationale (International Astronomical Union, IAU), qui rassemble plus de 13.500 astronomes professionnels, est la seule organisation habilitée à nommer officiellement les astres. Intitulé "IAU100 NameExoWorlds", son concours a pour objectif de "faire prendre conscience de notre place dans l'Univers et de faire réfléchir à la façon dont la Terre pourrait être perçue par une civilisation d'une autre planète", explique le Comité belge de pilotage, coordonné par le Planétarium de l'Observatoire royal de Belgique.

L'IAU a attribué à chaque nation participante une exoplanète et son étoile hôte, observable avec un petit télescope depuis le pays en question. L'exoplanète HD 49674 b que les Belges sont appelés à nommer est située à plus de 130 années-lumières de notre système solaire, dans la constellation du Cocher. Dix fois plus légère que Jupiter, elle a été découverte en 2002, précise le Comité belge de pilotage. Pour participer au concours, il faut proposer deux noms: l'un pour l'exoplanète et l'autre pour la naine jaune autour de laquelle celle-ci orbite.

Les deux noms doivent être liés par un thème. D'autres critères à respecter sont détaillés sur le site www.NameExoWorlds.be. Après la clôture de la soumission des propositions le 15 août, un comité de sélection retiendra maximum 10 couples de noms. Ces noms seront ensuite soumis à un vote en ligne jusqu'à fin octobre 2019. Le comité d'organisation de l'IAU annoncera les résultats finaux en décembre 2019. Les nouveaux noms attribués aux exoplanètes seront utilisés conjointement à la nomenclature scientifique existante, avec mention des personnes qui les ont proposés.