Le 5 octobre prochain, à Chicago, devant les anciens locaux de Chess Records, Michel Voros entamera son périple : 3 940 kilomètres, à travers huit Etats américains, en 60 jours, sur la Route 66. Mais contrairement aux bikers habituels, il le fera sans une goutte de carburant. Sa monture ? Un deux-roues solaire. " Le problème du vélo électrique, raconte ce quinqua belge, ingénieur en télécommunication, c'est que son autonomie n'est que de 40 à 60 kilomètres. " Pour recharger ses batteries, il utilisera donc des panneaux solaires.
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Le 5 octobre prochain, à Chicago, devant les anciens locaux de Chess Records, Michel Voros entamera son périple : 3 940 kilomètres, à travers huit Etats américains, en 60 jours, sur la Route 66. Mais contrairement aux bikers habituels, il le fera sans une goutte de carburant. Sa monture ? Un deux-roues solaire. " Le problème du vélo électrique, raconte ce quinqua belge, ingénieur en télécommunication, c'est que son autonomie n'est que de 40 à 60 kilomètres. " Pour recharger ses batteries, il utilisera donc des panneaux solaires. Michel Voros a lui-même conçu son solar bike. Il en a construit trois prototypes, tant les difficultés techniques étaient nombreuses. Son invention ? Une remorque, solidement attachée au vélo et composée de six panneaux solaires qui alimentent directement l'engin grâce à un régulateur de tension piloté par ordinateur. Un condensateur complète le dispositif pour que le vélo ne ralentisse pas à la moindre ombre sur la remorque. Quatre batteries - les mêmes piles que celles qui équipent les drones vendus dans les magasins d'électro-ménager - permettent de continuer à rouler en cas de panne de soleil. La remorque permet une autonomie de 80 à 100 kilomètres et de rouler jusqu'à 30 km/h. De quoi parcourir, sans forcément pédaler, une centaine de kilomètres, cinq heures par jour. Michel Voros donnera tout de même quelques coups de pédales, par-ci par-là : dans les côtes. Pour économiser de l'électricité et soulager le moteur. Les panneaux photovoltaïques sont plus légers que ceux posés sur les toits des habitations : deux kilos chacun (c'est sous cette surface solaire que sont logés l'ordinateur de bord et les batteries) mais l'ensemble pèse tout de même 30 kilos. La remorque conserve une structure en aluminium pour abaisser son centre de gravité et, du coup, diminuer au maximum la prise au vent. " Il a fallu aussi limiter la taille des panneaux pour que je ne me fasse pas happer si un camion me dépasse. " Certains songent sérieusement à intégrer des panneaux solaires dans les carrosseries des voitures. Toyota en propose même, déjà, sur le toit de sa Prius rechargeable. Et la start-up allemande Sono Motors a créé un prototype d'une voiture électrique, la Sion, bardée de cellules photovoltaïques, du capot au toit en passant par les portières. A terme, ces cellules vont devenir aussi souples que du plastique et pourraient recouvrir entièrement les voitures de demain. Et alimenter en partie leur moteur électrique. Comme la remorque qui poussera Michel Voros sur la Route 66. Autre souci à résoudre : le risque de crash du petit ordinateur de bord, à cause de la chaleur. " Dans le désert, il fait 40 degrés ", précise Michel Voros. Il a donc imaginé un système mécanique pour le remplacer en cas de panne. Les bagages, comme les pièces de rechange (ordinateur compris) seront dans la voiture de son épouse qui le suivra durant l'odyssée. Le vélo est, lui, déjà de l'autre côté de l'Atlantique. A Orlando, en Floride. Faisant le plein de soleil. S'il respecte son planning, Michel Voros arrivera à Santa Monica, en Californie, là où s'arrête la US Route 66, le 24 novembre. Face à l'océan Pacifique. www.solarbike66.com