Les scientifiques ont pu observer des détails allant jusqu'à 30 km de diamètre. Ce qui est remarquable lorsqu'on se réfère à la taille globale du Soleil. Notre étoile a en effet un diamètre d'environ 1,4 million de km et se trouve à 149 millions de km de la Terre.

Les structures cellulaires que l'on peut observer sur les images transmises depuis Hawaii ont, à peu près, la taille de la France. Ce sont des masses de gaz chaud et bouillonnant, ou plasma, qui sont en convection. Les taches lumineuses sont les endroits où cette matière solaire monte et les lignes sombres qui les entourent sont les zones où le plasma se refroidit et s'enfonce.

Un nouveau télescope

DKIST est une toute nouvelle installation située au sommet de Haleakalā, un volcan de 3 000 m d'altitude sur l'île hawaïenne de Maui. Son miroir primaire de 4 mètres de diamètre est le plus grand au monde pour un télescope solaire.

Ce nouvel observatoire sera utilisé pour étudier le fonctionnement du Soleil. Les scientifiques veulent obtenir des informations nouvelles sur son comportement dynamique dans l'espoir de mieux prévoir les tempêtes solaires ou ce que l'on appelle souvent la "météo spatiale".

On sait que lors de ces tempêtes, les émissions colossales de particules et les champs magnétiques endommagent les satellites autour de la Terre, nuisent aux astronautes, dégradent les télécommunications radio et peuvent même produire des coupures de courant.

"Sur Terre, nous pouvons prédire très précisément s'il va pleuvoir à peu près partout dans le monde, mais la météo spatiale n'est tout simplement pas encore là", a déclaré Matt Mountain, président de l'Association des universités pour la recherche en astronomie, qui gère le DKIST.

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"Nos prévisions ont un retard de 50 ans, si ce n'est plus, par rapport à la météo terrestre. Ce dont nous avons besoin, c'est de saisir la physique sous-jacente à la météo spatiale, et cela commence avec le Soleil. C'est ce que le télescope solaire Inouye étudiera au cours des prochaines décennies".

Et un nouvel observatoire en orbite

DKIST est un superbe complément à l'observatoire spatial Solar Orbiter (SolO) qui sera lancé la semaine prochaine depuis Cap Canaveral en Floride.

Cette sonde commune Europe-Etats-Unis prendra des photos du Soleil depuis le point d'observation le plus proche jamais atteint - à seulement 42 millions de km de sa surface. Soit plus proche que la planète Mercure ne l'est du Soleil.

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SolO pourra observer des éléments de 70 km de diamètre, mais détectera une bande de longueurs d'onde beaucoup plus large que DKIST et pourra prélever davantage de niveaux dans l'atmosphère du Soleil. La sonde suivra également un trajet qui lui donnera une vue sans précédent des régions polaires.

Les scientifiques ont pu observer des détails allant jusqu'à 30 km de diamètre. Ce qui est remarquable lorsqu'on se réfère à la taille globale du Soleil. Notre étoile a en effet un diamètre d'environ 1,4 million de km et se trouve à 149 millions de km de la Terre.Les structures cellulaires que l'on peut observer sur les images transmises depuis Hawaii ont, à peu près, la taille de la France. Ce sont des masses de gaz chaud et bouillonnant, ou plasma, qui sont en convection. Les taches lumineuses sont les endroits où cette matière solaire monte et les lignes sombres qui les entourent sont les zones où le plasma se refroidit et s'enfonce.DKIST est une toute nouvelle installation située au sommet de Haleakalā, un volcan de 3 000 m d'altitude sur l'île hawaïenne de Maui. Son miroir primaire de 4 mètres de diamètre est le plus grand au monde pour un télescope solaire.Ce nouvel observatoire sera utilisé pour étudier le fonctionnement du Soleil. Les scientifiques veulent obtenir des informations nouvelles sur son comportement dynamique dans l'espoir de mieux prévoir les tempêtes solaires ou ce que l'on appelle souvent la "météo spatiale".On sait que lors de ces tempêtes, les émissions colossales de particules et les champs magnétiques endommagent les satellites autour de la Terre, nuisent aux astronautes, dégradent les télécommunications radio et peuvent même produire des coupures de courant. "Sur Terre, nous pouvons prédire très précisément s'il va pleuvoir à peu près partout dans le monde, mais la météo spatiale n'est tout simplement pas encore là", a déclaré Matt Mountain, président de l'Association des universités pour la recherche en astronomie, qui gère le DKIST."Nos prévisions ont un retard de 50 ans, si ce n'est plus, par rapport à la météo terrestre. Ce dont nous avons besoin, c'est de saisir la physique sous-jacente à la météo spatiale, et cela commence avec le Soleil. C'est ce que le télescope solaire Inouye étudiera au cours des prochaines décennies".DKIST est un superbe complément à l'observatoire spatial Solar Orbiter (SolO) qui sera lancé la semaine prochaine depuis Cap Canaveral en Floride.Cette sonde commune Europe-Etats-Unis prendra des photos du Soleil depuis le point d'observation le plus proche jamais atteint - à seulement 42 millions de km de sa surface. Soit plus proche que la planète Mercure ne l'est du Soleil.SolO pourra observer des éléments de 70 km de diamètre, mais détectera une bande de longueurs d'onde beaucoup plus large que DKIST et pourra prélever davantage de niveaux dans l'atmosphère du Soleil. La sonde suivra également un trajet qui lui donnera une vue sans précédent des régions polaires.