La mission, baptisée "BepiColombo", est une initiative commune de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA). Le lancement est programmé à 03h45 (heure belge), dans la nuit de vendredi à samedi.

Une fusée Ariane 5 décollera avec à son bord les deux sondes de la mission. Environ 26 minutes plus tard, elles se détacheront pour entamer un voyage de sept ans et quelque 9 milliards de kilomètres à travers l'espace.

La mission inhabitée tirera parti des découvertes et des questions soulevées par la mission Messenger de la NASA, qui a gravité autour de Mercure entre 2011 et 2015. Son objectif est de faire progresser les connaissances relatives à cette planète, souligne l'ESA.

La mission fournira des informations sur l'évolution d'un système solaire (pas uniquement le nôtre), et notamment sur la manière dont se forment et évoluent les planètes qui, dans des systèmes exoplanétaires, gravitent à proximité de leur étoile.

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En collaboration avec la Belgique

La Belgique a collaboré à l'élaboration de "BepiColombo", à travers l'implication, notamment, de l'Observatoire royal de Belgique (ORB). L'institution, qui a développé plusieurs instruments à cette fin, s'intéressera en particulier à la rotation, aux marées et à la structure interne de Mercure. Elle est responsable de ces trois expériences et analysera les données recueillies.

Les universités de Liège et de Gand ont également prêté leur concours au développement de la mission.

Avec un diamètre de 4.879 km (celui de la Terre est de 12.756 km), Mercure est la plus petite planète rocheuse de notre Système solaire. Elle serait anormalement petite. Cette particularité laisse penser que, dans sa jeunesse, Mercure a dû être percutée par un gros objet. A charge de BepiColombo d'aller l'étudier.

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Planète des extrêmes

Mercure est également la planète des extrêmes. En journée, les températures peuvent grimper jusqu'à 430 degrés puis descendre jusqu'à -180 pendant la nuit. Pourtant de précédentes missions ont mis en évidence la présence de glace au fond de cratères polaires. Les chercheurs présument que cette glace se serait accumulée là au fur et à mesure des bombardements de comètes et aurait depuis échappé aux rayons UV du Soleil.

Au total, seize instruments seront répartis sur les deux sondes qui étudieront Mercure sous toutes les coutures.

La mission, baptisée "BepiColombo", est une initiative commune de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA). Le lancement est programmé à 03h45 (heure belge), dans la nuit de vendredi à samedi. Une fusée Ariane 5 décollera avec à son bord les deux sondes de la mission. Environ 26 minutes plus tard, elles se détacheront pour entamer un voyage de sept ans et quelque 9 milliards de kilomètres à travers l'espace. La mission inhabitée tirera parti des découvertes et des questions soulevées par la mission Messenger de la NASA, qui a gravité autour de Mercure entre 2011 et 2015. Son objectif est de faire progresser les connaissances relatives à cette planète, souligne l'ESA. La mission fournira des informations sur l'évolution d'un système solaire (pas uniquement le nôtre), et notamment sur la manière dont se forment et évoluent les planètes qui, dans des systèmes exoplanétaires, gravitent à proximité de leur étoile.La Belgique a collaboré à l'élaboration de "BepiColombo", à travers l'implication, notamment, de l'Observatoire royal de Belgique (ORB). L'institution, qui a développé plusieurs instruments à cette fin, s'intéressera en particulier à la rotation, aux marées et à la structure interne de Mercure. Elle est responsable de ces trois expériences et analysera les données recueillies. Les universités de Liège et de Gand ont également prêté leur concours au développement de la mission. Avec un diamètre de 4.879 km (celui de la Terre est de 12.756 km), Mercure est la plus petite planète rocheuse de notre Système solaire. Elle serait anormalement petite. Cette particularité laisse penser que, dans sa jeunesse, Mercure a dû être percutée par un gros objet. A charge de BepiColombo d'aller l'étudier.Mercure est également la planète des extrêmes. En journée, les températures peuvent grimper jusqu'à 430 degrés puis descendre jusqu'à -180 pendant la nuit. Pourtant de précédentes missions ont mis en évidence la présence de glace au fond de cratères polaires. Les chercheurs présument que cette glace se serait accumulée là au fur et à mesure des bombardements de comètes et aurait depuis échappé aux rayons UV du Soleil. Au total, seize instruments seront répartis sur les deux sondes qui étudieront Mercure sous toutes les coutures.