L'étude, relayée mardi par Natuurpunt, se fonde sur les plus de 6.000 signalements introduits depuis 2008 sur le site "observations.be", une gigantesque base de données naturalistes en ligne.

"Ce n'est pas comme si nous recevions moins de signalements par an, au contraire le nombre d'observateurs a augmenté au cours des dix dernières années", précise Diemer Vercayie, collaborateur scientifique chez Natuurpunt.

Les causes de la régression des hérissons restent floues. "Certains facteurs sont connus, comme le trafic et la densité du réseau routier ou encore la disparition de certains insectes, ce qui réduit leur chance de survie. Mais il se peut que d'autres paramètres jouent. Cela demande une étude approfondie", ajoute-t-il.

En Wallonie, "il n'existe pas de données précises sur l'évolution de la population de hérissons, mais le fait de voir moins de hérissons malheureusement écrasés montrent que leur population diminue aussi chez nous", explique Didier Schrooten, président de la régionale Ourthe-Amblève de Natagora. Celle-ci lance d'ailleurs un grand recensement de hérissons dans la région dès ce vendredi.

Pour Natuurpunt, la mise en place d'un plan d'action et de protection des hérissons est urgente. "Vu la disparition de haies, la réduction d'abri, les pesticides, la circulation routière, les maladies, etc., les hérissons ont besoin d'être aidés", abonde Natagora.

Les particuliers peuvent également les protéger en aménageant des espaces sauvages dans leur jardin ou en favorisant les haies touffues, par exemple.