Voilà qui va rassurer de nombreux étudiants aux prises avec la grammaire : une étude publiée dans la revue Nature, qui compare la manière dont les langues et les gènes évoluent, conclut que l'évolution des langues est basée sur des processus plus aléatoires que ce qu'on pensait. Cela rend, par exemple, l'apprentissage des verbes irréguliers plus difficile.
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Voilà qui va rassurer de nombreux étudiants aux prises avec la grammaire : une étude publiée dans la revue Nature, qui compare la manière dont les langues et les gènes évoluent, conclut que l'évolution des langues est basée sur des processus plus aléatoires que ce qu'on pensait. Cela rend, par exemple, l'apprentissage des verbes irréguliers plus difficile. Comment les enfants du monde entier apprennent-ils donc leur langue maternelle ? Une analyse dans la revue Child Development tente d'amener des éléments de réponse à cette question. On pense souvent que parler autant que possible à son enfant permettra de lui inculquer un vocabulaire plus riche et, pourquoi pas, l'inciter à parler le plus tôt possible. Mais est-ce le cas ? La plupart des études menées sur le sujet se sont déroulées jusqu'à présent dans ce qu'on appelle communément le "monde civilisé" ou les pays industrialisés - chez nous, donc. La recherche dévoile un résultat frappant : dans une tribu de la forêt tropicale bolivienne, les parents parlent à peine une minute par heure à leurs tout-petits. C'est dix fois moins que chez nous. Cependant, une famille moyenne chez eux comporte cinq enfants, contre un peu moins de deux chez nous. A partir de 3-4 ans, les enfants discutent donc principalement les uns avec les autres, et moins avec un adulte comme c'est le cas chez nous. Y aurait-il dès lors une variation interculturelle dans les expériences linguistiques des jeunes enfants ? Souvent entourés par huit personnes en moyenne, les enfants boliviens évoluent dans un environnement social riche, dans lequel ils entendent constamment les autres parler. Peut-être devons-nous nous investir davantage dans le développement du langage de nos enfants parce que nous vivons tous séparément dans nos maisons, ce qui incite moins au développement spontané du langage.