Après le Libéria et la Sierra Leone, l'Organisation mondiale de la Santé annonce aujourd'hui pour la deuxième fois, la fin de la transmission du virus Ebola en Guinée. En décembre passé, la nouvelle avait déjà annoncée avant la découverte de nouveaux cas. Le pays doit maintenant entrer dans une phase dite de "surveillance soutenue" pendant 90 jours. Cette annonce de l'OMS marque ainsi la fin de l'épisode Ebola en Afrique de l'Ouest. Il reste cependant un risque que de nouveaux cas surviennent, prévient l'organisation. "Nous devons continuer à être vigilants pour nous assurer que nous détectons rapidement les nouveaux cas", a affirmé le Dr Abou Beckr Gaye, représentant de l'OMS en Guinée.

Réapparition du virus Ebola en Guinée, OMS
Réapparition du virus Ebola en Guinée © OMS

Partie en décembre 2013 du sud de la Guinée, l'épidémie Ebola en Afrique de l'Ouest a fait officiellement plus de 11.300 morts, essentiellement en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria. Pendant le dernier épisode d'Ebola en Guinée, 7 cas confirmés et 3 autres probables ont été enregistrés entre le 17 mars et le 6 avril. En outre, 3 cas confirmés ont été enregistrés entre le 1 et le 5 avril. Dans un rapport du 29 mars dernier, l'OMS a annoncé officiellement que l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, ne constituait plus "une urgence de santé publique de portée internationale", mettant ainsi fin à la procédure d'urgence décrétée par les instances internationales en août 2014.

En Belgique

La vigilance reste tout de même de mise quant au virus. Pour rappel, il n'existe encore aucun médicament à l'efficacité prouvée contre le virus chez l'homme bien que les recherches de traitements médicamenteux spécifiques se poursuivent. Des soins de soutien et des traitements sont utilisés pour aider le malade à survivre. Le vaccin dont l'efficacité avait été évaluée à 100% l'an passé est encore en phase de test. Les données à ce sujet devraient être dévoilées fin de cette année. Pour le moment, le vaccin est toujours sous la forme d'expérience sur des personnes ayant été en contact avec des gens qui ont contracté le virus.

En Belgique, la société Biocartis a reçu l'autorisation d'utiliser en urgence sa plate-forme de diagnostic moléculaire Idylla pour la détection du virus Ebola en Afrique, écrit l'Echo. Un test qui avait déjà été mis au point il y a 40 ans lors de la découverte du Virus. Le test sanguin permet de donner un résultat après 100 minutes. Malgré plusieurs suspicions, aucun cas n'a jamais été détecté sur le territoire belge.

Par Ornella Diaz Suarez (avec Belga)

Après le Libéria et la Sierra Leone, l'Organisation mondiale de la Santé annonce aujourd'hui pour la deuxième fois, la fin de la transmission du virus Ebola en Guinée. En décembre passé, la nouvelle avait déjà annoncée avant la découverte de nouveaux cas. Le pays doit maintenant entrer dans une phase dite de "surveillance soutenue" pendant 90 jours. Cette annonce de l'OMS marque ainsi la fin de l'épisode Ebola en Afrique de l'Ouest. Il reste cependant un risque que de nouveaux cas surviennent, prévient l'organisation. "Nous devons continuer à être vigilants pour nous assurer que nous détectons rapidement les nouveaux cas", a affirmé le Dr Abou Beckr Gaye, représentant de l'OMS en Guinée.Partie en décembre 2013 du sud de la Guinée, l'épidémie Ebola en Afrique de l'Ouest a fait officiellement plus de 11.300 morts, essentiellement en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria. Pendant le dernier épisode d'Ebola en Guinée, 7 cas confirmés et 3 autres probables ont été enregistrés entre le 17 mars et le 6 avril. En outre, 3 cas confirmés ont été enregistrés entre le 1 et le 5 avril. Dans un rapport du 29 mars dernier, l'OMS a annoncé officiellement que l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, ne constituait plus "une urgence de santé publique de portée internationale", mettant ainsi fin à la procédure d'urgence décrétée par les instances internationales en août 2014.La vigilance reste tout de même de mise quant au virus. Pour rappel, il n'existe encore aucun médicament à l'efficacité prouvée contre le virus chez l'homme bien que les recherches de traitements médicamenteux spécifiques se poursuivent. Des soins de soutien et des traitements sont utilisés pour aider le malade à survivre. Le vaccin dont l'efficacité avait été évaluée à 100% l'an passé est encore en phase de test. Les données à ce sujet devraient être dévoilées fin de cette année. Pour le moment, le vaccin est toujours sous la forme d'expérience sur des personnes ayant été en contact avec des gens qui ont contracté le virus.En Belgique, la société Biocartis a reçu l'autorisation d'utiliser en urgence sa plate-forme de diagnostic moléculaire Idylla pour la détection du virus Ebola en Afrique, écrit l'Echo. Un test qui avait déjà été mis au point il y a 40 ans lors de la découverte du Virus. Le test sanguin permet de donner un résultat après 100 minutes. Malgré plusieurs suspicions, aucun cas n'a jamais été détecté sur le territoire belge.Par Ornella Diaz Suarez (avec Belga)