Ce test, plus rapide et plus sensible que les technologies existantes, a permis d'établir que les patients avec un lupus en rémission mais avec un taux élevé d'interférons (des protéines de la famille des cytokines) ont plus de risque de rechute dans l'année qui suit que les autres.

Cette information est importante pour savoir quels patients nécessitent "une surveillance rapprochée" et lesquels peuvent au contraire "bénéficier d'un allègement de la surveillance et des traitements", expliquent les auteurs de l'étude, publiée lundi dans la revue Annals of the rheumatic diseases.

Le lupus est une maladie auto-immune, sévère et chronique dont les causes demeurent inconnues. Elle touche environ 5 millions de personnes dans le monde, essentiellement des femmes.

La maladie, qui évolue par poussées, se caractérise par un dérèglement du système immunitaire qui va attaquer les tissus et organes du patient. Elle se manifeste par des signes cliniques très variables (éruptions cutanées, arthrite, troubles rénaux, neurologiques, anémie), ce qui complique son diagnostic.

La plupart des traitements existants sont des immunosuppresseurs (comme les corticostéroïdes) qui permettent uniquement de diminuer les symptômes et la douleur, mais avec des effets secondaires graves sur le long terme. Et les tests biologiques classiques ne sont pas assez sensibles pour détecter les très faibles concentrations d'interférons.