Le sujet divise parmi les collègues, notamment entre les hommes et les femmes. Les femmes préfèrent généralement un espace de travail plus chaud pour des raisons biologiques et sociologiques. Une nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS One, vient apporter de nouveaux éléments de réponse à cette question. Selon les chercheurs, le cerveau des femmes serait plus performant à des températures plus élevées. Chez les hommes, c'est l'inverse : ils travaillent mieux lorsqu'il fait plus frais.
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Le sujet divise parmi les collègues, notamment entre les hommes et les femmes. Les femmes préfèrent généralement un espace de travail plus chaud pour des raisons biologiques et sociologiques. Une nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS One, vient apporter de nouveaux éléments de réponse à cette question. Selon les chercheurs, le cerveau des femmes serait plus performant à des températures plus élevées. Chez les hommes, c'est l'inverse : ils travaillent mieux lorsqu'il fait plus frais. L'étude a testé la capacité de 500 individus à effectuer une série de tâches à différentes températures. À des températures plus élevées, les femmes obtiennent de meilleurs résultats en mathématiques et dans les tâches verbales, contrairement aux hommes. L'augmentation de l'efficacité chez les femmes à des températures plus élevées est "significativement plus importante" que la baisse du rendement chez les hommes. Pour chaque augmentation d'un degré Celsius, les femmes ont répondu correctement à 1,75% en plus de questions mathématiques et 1% supplémentaires pour les exercices de mots. L'effet n'est pas énorme, mais une différence de cette ampleur au quotidien est quand même jugée importante. "Nos résultats suggèrent que les espaces de travail mixtes pourraient être en mesure d'augmenter la productivité en réglant le thermostat à un niveau supérieur aux normes actuelles", explique l'étude. L'étude ne garantit évidemment pas que chaque femme et homme sera plus efficace avec une température déterminée comme idéale pour la productivité. Mais ces résultats suggèrent que cela vaut la peine de prendre le débat sur le thermostat au sérieux. L'important est de s'écouter davantage pour être le plus à l'aise possible dans son environnement de travail ou d'apprentissage. Une étude de 2004 suggérait déjà que les personnes travaillant dans des conditions plus chaudes (25°C par exemple), faisaient moins d'erreurs de frappe et étaient plus productives. En 2015, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, expliquait pourquoi les femmes avaient tendance à avoir froid sur leur lieu de travail. D'après les chercheurs, la climatisation au bureau est généralement réglée sur base du métabolisme d'un homme de 40 ans, pesant environ 70kg. Or, pour différentes raisons, le taux métabolique féminin est de 20 à 32% plus bas. Ainsi, les hommes seraient à l'aise - ni transpirant ni frissonnant - vers 22°C. Une température jugée un peu trop fraîche par la gent féminine, qui se contenterait 3°C de plus. En plus d'être au coeur d'une guéguerre entre collègues, les normes de températures au travail seraient néfastes pour la planète. En effet, les bureaux sont gardés au frais par la climatisation, grande pollueuse.