Selon un rapport du bureau de statistique Statbel, près de 12% des Belges actifs travaillent de nuit de manière régulière ou occasionnelle. Lode Godderis, professeur en médecine du travail (KU Leuven), considère ce chiffre comme alarmant. "Bien sûr, c'est nécessaire dans certains secteurs, comme celui de la santé. Dans l'industrie aussi, il y a des machines qu'on ne peut pas arrêter la nuit. Mais si nous devons faire appel à des travailleurs de nuit pour nous assurer que nos colis sont livrés dans les 24 heures, je me pose des questions. Aux Pays-Bas, le marché est beaucoup plus libéral que chez nous, et nous constatons une augmentation énorme du travail de nuit. Il est urgent de mener un débat social à ce sujet."
...