Dérèglement climatique, nutrition, marketing abusif sur des produits nocifs pour la santé, conflit, inégalités... "Les enfants d'aujourd'hui sont confrontés à un avenir incertain". Tel est le constat inquiétant de la Commission OMS-UNICEF-Lancet dans son récent rapport.
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Dérèglement climatique, nutrition, marketing abusif sur des produits nocifs pour la santé, conflit, inégalités... "Les enfants d'aujourd'hui sont confrontés à un avenir incertain". Tel est le constat inquiétant de la Commission OMS-UNICEF-Lancet dans son récent rapport.Pour cette étude, 40 experts se sont réunis afin d'élaborer un nouvel indice d'épanouissement des enfants. Ils ont ensuite classé 180 pays selon plusieurs critères : la mortalité infantile, le nombre d'années de scolarité, le taux de grossesse chez les adolescentes, la mortalité maternelle, le taux de violence, le développement ou encore la nutrition. D'après les conclusions du rapport, aucun pays ne serait en mesure de protéger simultanément et de manière appropriée la santé des enfants, leur environnement et leur avenir. Et cela, "malgré les progrès spectaculaires enregistrés ces dernières décennies en termes de survie, de nutrition et d'éducation", déplorent les experts.On le constate, la priorité actuelle de la plupart des pays est d'investir à court terme dans le bien-être, le développement, l'éducation et la santé des enfants. Et à cet égard, c'est surtout sur le plan sanitaire et économique que les pays ont présenté des résultats favorables au cours des dernières décennies. Sans grande surprise, les pays prospères figurent en haut de la liste, dont notamment la Belgique : 10. Royaume-Uni9. Islande8. Belgique7. Japon6. Danemark5. Irlande4. France3. Pays-Bas2. Corée du Sud1. NorvègeMais si ces pays sont effectivement doués pour l'épanouissement actuel de leurs enfants, ils émettent aussi beaucoup de CO2 et ne leur promettent donc pas un environnement sain. Or, les premières menaces qui pèsent sur le futur de ces jeunes générations sont justement la pollution, d'un côté, et les changements climatiques, de l'autre. " Les décideurs doivent encore faire preuve d'une vision à long terme pour assurer l'avenir de leurs enfants", constatent les experts.En effet, "le réchauffement climatique aura des conséquences dévastatrices pour les enfants, notamment à cause de l'augmentation du niveau des océans, des vagues de chaleur, de la prolifération de certaines maladies - telles que le paludisme et la dengue - et de la malnutrition", préviennent les experts.Ainsi, la Belgique a beau se positionner à la 8eplace en matière d'épanouissement, sa note dégringole à la 158e place lorsque sont prises en compte ses émissions de CO2, évaluées à 8,76 tonnes par habitant et par année.Les pays pauvres, à l'inverse, émettent beaucoup moins de gaz à effet de serre, mais subissent davantage les conséquences des changements climatiques. Raison pour laquelle on retrouve des pays d'Afrique subsaharienne - tels que la République centrafricaine, le Tchad, la Somalie et le Niger - en bas du classement.Les experts affirment qu'il est important de prendre en compte l'avis des plus jeunes dans les décisions politiques. On peut notamment penser aux nombreuses manifestations pour le climat organisées par les jeunes générations, en Belgique et dans le monde. "Un nouveau mouvement mondial pour la santé des enfants et des adolescents est aujourd'hui une nécessité urgente", concluent-ils.