Beaucoup de personnes confondent les premiers symptômes de l'acné inversée (hidrosadénite) avec des impuretés de la peau. Pourtant, ces nodules de la taille d'un pois sous les aisselles, sous les seins, à l'aine ou au postérieur peuvent être des signes de cette maladie chronique.

Une maladie presque inconnue

Elle atteint environ 1% de la population adulte. C'est d'ailleurs une maladie peu connue. Tous les patients ne vont pas chez un spécialiste dermatologique parce qu'il est fréquent que la maladie ne soit pas identifiée. Quelques patients cherchent par eux-mêmes des explications de leurs symptômes sur internet et apprennent l'existence de la maladie pour la première fois.

La honte retarde le rendez-vous médical

Certains ne vont pas chez le médecin parce qu'ils ont honte. Le dermatologue Dr. Andreas Pinter dit : "Chez les femmes, les inflammations se trouvent sous les aisselles et sous les seins. Chez les hommes, les zones génitales et les fesses sont souvent concernées. Beaucoup de gens trouvent cela embarrassant."

Un diagnostic précoce est important. Si l'acné inversée n'est pas traitée, les nodules se répandent et évoluent vers la suppuration et la fistulisation, dont s'écoule parfois du pus ou un liquide à l'odeur déplaisante. L'inflammation peut avoir des effets sur la mobilité et sur la qualité de vie en général.

Les souffrances psychiques font partie des difficultés majeures rencontrées par les personnes atteintes d'acné inversée. Elles ont honte de leur peau, dont certaines parties sont enlaidies par la maladie. Ces personnes se replient sur elles-mêmes ou s'isolent socialement. Dépression, problèmes dans le couple sont également des conséquences fréquentes de la maladie.

Tout commence avec le follicule pileux

L'origine de la maladie est peu connue. On ne connaît pas la cause exacte de l'acné inversée. Mais on présume qu'une mauvaise régulation du système immunitaire et que l'inflammation et l'obstruction des follicules pileux conduisent à la naissance de lésions cutanées. Il semble que certains patients ont une prédisposition génétique.

Cette maladie est plus fréquente chez la femme, débute chez le jeune adulte et apparaît plus rarement après 50 ans. Le surpoids, le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète, et l'alcoolisme sont des facteurs associés.

Traitement : des crèmes, des comprimés, des opérations

Les traitements dépendent de la présentation et de la sévérité de la maladie ainsi que des préférences des patients. La perte de poids est souhaitable pour les personnes en surpoids. De même, l'arrêt du tabac est fortement conseillé. Dans les cas légers, des crèmes antiseptiques peuvent aider.

Dans les cas sévères, les antibiotiques peuvent être très efficaces pour diminuer l'inflammation et stériliser l'infection bactérienne. Souvent, les abcès doivent être opérés.

Des anticorps donnent de l'espoir

Il y a environ quatre ans, un autre traitement était utilisé : un anticorps qui était jusque-là utilisé pour traiter les Polyarthrites rhumatoïdes. Tous les patients n'observent pas une amélioration grâce au traitement avec l'agent biologique Adalimumab, mais les experts espèrent que davantage de traitements biologiques comme celui-là vont être mis à disposition. Des spécialistes veulent sensibiliser les autres médecins et les patients à la maladie.

Greta Pralle

Source: Apotheken Umschau