Selon les scientifiques responsables de l'étude, changer nos habitudes alimentaires en mangeant sainement présenterait plusieurs avantages : cela réduirait non seulement l'utilisation des sols, mais aussi les émissions de gaz à effet de serre. Que de bonnes nouvelles pour la santé de notre planète et celle de la population mondiale.
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Selon les scientifiques responsables de l'étude, changer nos habitudes alimentaires en mangeant sainement présenterait plusieurs avantages : cela réduirait non seulement l'utilisation des sols, mais aussi les émissions de gaz à effet de serre. Que de bonnes nouvelles pour la santé de notre planète et celle de la population mondiale.Mais actuellement, le gras, le sucré et même les céréales ont un tel succès de par le monde que cela a conduit les pays à adopter un système agricole qui ne permet pas ce régime alimentaire équilibré pour tous. En effet, nourrir la population avec une alimentation saine demanderait davantage de fruits et légumes, parallèlement au passage aux protéines végétales. Pourtant, ce type de cultures n'est pas du tout privilégié et il en manque...Pour en arriver à une telle conclusion, les scientifiques ont basé leur étude sur le guide "Une assiette pour une alimentation saine" réalisé par l'Université de Harvard. Le régime alimentaire qu'il est conseillé d'adopter est simple : une moitié de légumes et fruits, un quart de grains entiers et l'autre quart de protéines, matières grasses et produits laitiers.Ils ont ensuite calculé la quantité de terres nécessaires si tout le monde adoptait le régime alimentaire recommandé par l'Université de Harvard et l'ont comparé aux quantités de terres actuellement utilisées et leur répartition.Les résultats obtenus révèlent le fossé qui existe entre l'idéal et la réalité : Ces chiffres peuvent notamment s'expliquer par le fait que les pays en développement ont préféré investir des sommes considérables dans la culture de céréales et de maïs afin de parvenir à l'autosuffisance.Il faut savoir que la production de viande - qui nous apporte les protéines nécessaires à une bonne santé - utilise d'énormes quantités de terres et de ressources. Elle contribue aussi aux émissions de gaz à effet de serre.Or, certains chercheurs prédisent que pour nourrir les 9,8 milliards d'habitants qui constitueront la population mondiale d'ici 2050, il faudra 12 millions d'hectares de terres arables et au moins un milliard d'hectares de pâturages. Bref, une surutilisation des sols mauvaise pour la santé de notre planète...Les scientifiques responsables de l'étude indiquent pourtant qu'en inversant les habitudes alimentaires pour répondre aux besoins de la population en matière de santé, cela réduirait la superficie nécessaire aux terres arables de 50 millions d'hectares.Par exemple, pour réduire la consommation de protéines animales mais aussi atteindre les portions recommandées, ils ont proposé une alternative intéressante : remplacer les protéines animales par des protéines végétales. "Les principaux acteurs du secteur des protéines investissent de plus en plus dans des protéines alternatives, telles que les protéines à base de plantes. Et les consommateurs profitent de cette récente augmentation des alternatives proposées sur le marché", a déclaré le professeur Fraser, coauteur de l'étude.Ces résultats ne font qu'appuyer les récentes études qui conseillent aux personnes de réduire leur consommation de viande afin de soutenir la planète.