L'auteur du livre, Karin Bernfeld, lettrée de la Sorbonne (Paris) et actrice, lui ressemble. Il y a une part de mystère chez cette Lyonnaise au look angélique, qui ne révèle pas sa date de naissance, non par coquetterie mais pour se protéger. De blessures anciennes, sans doute. Elle a, en tout cas, souffert d'anorexie et en a parlé dans un autre monologue théâtral. Sa résilience, dont témoigne sa farouche détermination à dénoncer la brutalité d'une société nourrie au porno, profite à toutes les victimes qui n'ont pas ce don de plume. On n'y décèle aucun travers moralisateur. Juste de la sincérité. Et ça fait mal.
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