"Pour mes lèvres", répond-elle. Nous bavardons après une conférence à l'université. Elle étudie le droit et à ses heures libres elle bosse dans une supérette pour mettre de l'argent de côté. Je lui demande si c'est pour s'acheter une voiture, ou faire un grand voyage. Non, elle veut une lipoplastie. Je n'en reviens pas. Qu'une future juriste trime pour des fausses lèvres, et en parle comme si c'était la chose la plus normale du monde, je trouve ça surprenant.
...