Une opinion basée sur son expérience à l'Huderf au cours de ces six derniers mois (mars à août 2020). L'Huderf compte 190 lits pédiatriques et un millier de membres du personnel.

"Entre mars et août 2020, à l'hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola, seuls 44 patients pédiatriques ont été testés positifs", indique le Dr Smeesters. "La plupart étaient très peu malades. Seul un patient a inquiété les médecins pendant 24 heures, avant de se rétablir".

Le médecin remarque aussi qu'un faible nombre de soignants a été infecté par le virus. Seuls 5,2% du personnel de l'Huderf ont été testés positifs au Covid-19 pendant cette période. Un chiffre qu'il compare à un taux de "positivité" nettement plus important relevé dans un autre hôpital bruxellois (hôpital Saint-Pierre) où 12,6% du personnel ont été testés positifs.

Par ailleurs, citant une étude menée par des chercheurs de l'ULB, de l'ULiège et de l'UCLouvain, il pointe encore qu'au niveau mondial, les cas de clusters familiaux de contamination au Covid19 sont principalement le fait des adultes. "Ce sont eux qui, largement, ramènent à la maison le virus, et non les enfants", souligne-t-il.

En ce qui concerne la circulation du virus, le retour à l'école des enfants, début septembre, n'inquiète donc pas outre mesure le spécialiste qui rappelle que "lors du retour à l'école des enfants, le 8 juin dernier, nous n'avons pas assisté à un rebond des infections".

À ses yeux, selon les données épidémiologiques et microbiologiques disponibles actuellement, les enfants de moins de 15 ans semblent moins susceptibles d'acquérir et de transmettre le virus SARS-COV-2 que les adultes. De quoi faire pencher aujourd'hui la balance en faveur d'un retour massif des enfants à l'école. "Pour les enfants, la balance bénéfice/risque penche nettement en faveur de leur retour en collectivité plutôt que d'un maintien à la maison", estime-t-il. "Les enfants doivent être prioritaires pour retrouver une vie normale". "Les données continuent à être analysées et les recommandations pourront évoluer en fonction des nécessités", tient-il néanmoins à préciser.

Une opinion basée sur son expérience à l'Huderf au cours de ces six derniers mois (mars à août 2020). L'Huderf compte 190 lits pédiatriques et un millier de membres du personnel."Entre mars et août 2020, à l'hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola, seuls 44 patients pédiatriques ont été testés positifs", indique le Dr Smeesters. "La plupart étaient très peu malades. Seul un patient a inquiété les médecins pendant 24 heures, avant de se rétablir". Le médecin remarque aussi qu'un faible nombre de soignants a été infecté par le virus. Seuls 5,2% du personnel de l'Huderf ont été testés positifs au Covid-19 pendant cette période. Un chiffre qu'il compare à un taux de "positivité" nettement plus important relevé dans un autre hôpital bruxellois (hôpital Saint-Pierre) où 12,6% du personnel ont été testés positifs. Par ailleurs, citant une étude menée par des chercheurs de l'ULB, de l'ULiège et de l'UCLouvain, il pointe encore qu'au niveau mondial, les cas de clusters familiaux de contamination au Covid19 sont principalement le fait des adultes. "Ce sont eux qui, largement, ramènent à la maison le virus, et non les enfants", souligne-t-il. En ce qui concerne la circulation du virus, le retour à l'école des enfants, début septembre, n'inquiète donc pas outre mesure le spécialiste qui rappelle que "lors du retour à l'école des enfants, le 8 juin dernier, nous n'avons pas assisté à un rebond des infections". À ses yeux, selon les données épidémiologiques et microbiologiques disponibles actuellement, les enfants de moins de 15 ans semblent moins susceptibles d'acquérir et de transmettre le virus SARS-COV-2 que les adultes. De quoi faire pencher aujourd'hui la balance en faveur d'un retour massif des enfants à l'école. "Pour les enfants, la balance bénéfice/risque penche nettement en faveur de leur retour en collectivité plutôt que d'un maintien à la maison", estime-t-il. "Les enfants doivent être prioritaires pour retrouver une vie normale". "Les données continuent à être analysées et les recommandations pourront évoluer en fonction des nécessités", tient-il néanmoins à préciser.