Étant donné la crise sanitaire sans précédent et ses conséquences majeures pour la société, il serait "déraisonnable" de ne pas procéder au traçage des patients atteints du Covid-19 et de leurs contacts à haut risque, affirme l'Ordre des médecins.

"Il s'agit d'une mesure temporaire pour laquelle l'avis des autorités compétentes a été sollicité concernant les principes de nécessité et de proportionnalité et des aspects sensibles de la législation relative à la vie privée", explique l'organisation, qui ajoute que sur le plan juridique, "un cadre légal précis est nécessaire concernant le secret professionnel."

Ce qu'appuie le président de l'Association belge des syndicats médicaux (Absym), Philippe Devos: "La seule inquiétude qu'on a, c'est le maintien du respect du secret médical. Les gens qui contribuent au suivi viennent d'un peu partout, dont des entreprises de centres d'appels privés, et ne sont pas des professionnels de santé. J'espère qu'on leur fait signer un document de confidentialité et qu'ils sont bien formés", confie-t-il.

Une autre question posée est celle des conditions de conservation des données ainsi rassemblées. "Qui est le propriétaire de la base de données ? Que va-t-il en advenir sachant qu'elle sera conservée pendant trente ans ? ", s'interroge M. Devos.

Et de tempérer: "Le traçage reste indispensable pour ne pas retourner au confinement. Je pense qu'aucun être humain sur terre ne le voudrait. Concernant les libertés individuelles, se retrouver confiné me semble une atteinte plus grande que ce suivi des contacts."

Étant donné la crise sanitaire sans précédent et ses conséquences majeures pour la société, il serait "déraisonnable" de ne pas procéder au traçage des patients atteints du Covid-19 et de leurs contacts à haut risque, affirme l'Ordre des médecins. "Il s'agit d'une mesure temporaire pour laquelle l'avis des autorités compétentes a été sollicité concernant les principes de nécessité et de proportionnalité et des aspects sensibles de la législation relative à la vie privée", explique l'organisation, qui ajoute que sur le plan juridique, "un cadre légal précis est nécessaire concernant le secret professionnel." Ce qu'appuie le président de l'Association belge des syndicats médicaux (Absym), Philippe Devos: "La seule inquiétude qu'on a, c'est le maintien du respect du secret médical. Les gens qui contribuent au suivi viennent d'un peu partout, dont des entreprises de centres d'appels privés, et ne sont pas des professionnels de santé. J'espère qu'on leur fait signer un document de confidentialité et qu'ils sont bien formés", confie-t-il. Une autre question posée est celle des conditions de conservation des données ainsi rassemblées. "Qui est le propriétaire de la base de données ? Que va-t-il en advenir sachant qu'elle sera conservée pendant trente ans ? ", s'interroge M. Devos. Et de tempérer: "Le traçage reste indispensable pour ne pas retourner au confinement. Je pense qu'aucun être humain sur terre ne le voudrait. Concernant les libertés individuelles, se retrouver confiné me semble une atteinte plus grande que ce suivi des contacts."