Ce plan est le premier à présenter des objectifs chiffrés pour améliorer la santé, le bien-être et la qualité de vie des wallons à l'horizon 2030. Plus de 300 actions concrètes y sont proposées pour y parvenir, a-t-elle ajouté.

Fruit d'une démarche participative qui a associé quelque 150 acteurs du secteur, ce plan s'articule autour de cinq axes, allant de la promotion des milieux de vie à celle du bien-être en général en passant par la prévention des maladies chroniques, des maladies infectieuses, en ce compris la politique vaccinale, et des traumatismes.

Pour chaque axe, des objectifs de santé sont fixés et les actions (information, formation, dépistage) à mener pour y arriver sont définies. Des objectifs transversaux comme la prise en compte des inégalités sociales de santé font également parties du plan. Enfin, un comité de pilotage est chargé de l'accompagnement et de l'évaluation du dispositif.

Alda Greoli. © BELGA/Thierry Roge

"Il est avéré qu'une majorité des maladies qui affectent la population trouvent leurs causes dans des facteurs qui sont modifiables. On estime que la santé de la population des pays industrialisés dépendrait à 40% de facteurs socio-économiques (l'éducation, le niveau de revenu, les conditions de travail, etc.) et 30% des comportements de santé (tabac, alimentation, activité physique, consommation d'alcool et activité sexuelle). Dès lors, agir sur ces 'déterminants de santé' permet de réduire le risque de maladies non-transmissibles", a commenté la ministre. "Avec ce Plan de Prévention et de Promotion de la Santé, la Wallonie se dote d'un outil opérationnel et évolutif qui permet de fixer les objectifs de santé, de guider les actions et les stratégies à mettre en oeuvre en matière de promotion de la santé et de prévention des maladies afin d'améliorer la qualité de vie de tous les citoyens", a-t-elle ajouté.