Le virus, à l'origine d'une épidémie de pneumonie, a déjà fait 82 morts, infecté quelque 2.740 personnes en Chine, et quelques dizaines d'individus dans d'autres pays, dont la France ou les Etats-Unis.

Dans un rapport récent sur ce nouveau virus, baptisé 2019nCoV, l'agence des Nations unies estime à une durée de deux à dix jours sa période d'incubation. "Comprendre le moment où des patients infectés sont susceptibles de transmettre le virus est essentiel pour mieux le contrôler", estime l'OMS.

Mais l'organisation n'a pas encore confirmé certaines affirmations émanant des autorités chinoises selon lesquelles des personnes infectées peuvent contaminer d'autres individus avant même que n'apparaissent les premiers symptômes de fièvre ou d'affection pulmonaire.

"Comprendre le moment où des patients infectés sont susceptibles de transmettre le virus est essentiel pour mieux le contrôler"

"Une information épidémiologique détaillée concernant beaucoup plus de personnes infectées par ce virus est nécessaire pour déterminer la période d'infection du 2019nCoV, et en particulier la question de savoir si sa transmission peut avoir lieu depuis des personnes ne montrant aucun symptôme ou pendant la période d'incubation" du virus, a précisé l'OMS.

Ces derniers jours, l'OMS avait écrit dans ses rapports de situation que le risque était "très élevé en Chine, élevé au niveau régional et modéré au niveau international", mais le directeur de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait ensuite reconnu jeudi aux médias que le risque était "élevé" à l'international. L'Organisation avait alors corrigé ses rapports de situation en conséquence.

Le nouveau virus chinois précoccupe les autorités sanitaires en ce qu'il rappelle un virus précédent, le Sras, également apparu en Chine et transmis par des animaux, qui avait provoqué des centaines de morts en Chine et à Hong Kong entre 2002 et 2003.

Le nouveau virus est apparu sur un marché de Wuhan en Chine où des animaux l'ont transmis aux hommes, mais il s'est depuis propagé d'être humain à être humain sans que son mode exact de diffusion soit clairement identifié.

Les pays et territoires touchés par le coronavirus

Voici la liste des pays et territoires qui ont annoncé des cas de maladie due au coronavirus de la famille du Sras depuis sa propagation en décembre à partir de la ville chinoise de Wuhan, où il a fait son apparition en décembre.

- CHINE -

2.744 cas confirmés.

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Quelque 2.744 personnes ont été contaminées en Chine, où 82 malades sont morts, selon le dernier bilan officiel lundi.

La quasi-totalité des 82 morts sont intervenues dans la région de Hubei, épicentre de la contagion, mais les autorités ont confirmé lundi cinq morts ailleurs, dont un dans la capitale Pékin.

- Six cas ont été enregistrés dans la région autonome de Hong Kong. Plusieurs de ces personnes ont séjourné à Wuhan.

- Cinq cas ont été signalés dans la région autonome de Macao. Le premier a été annoncé le 22 janvier. Il s'agit d'une femme d'affaires de 52 ans arrivée trois jours plus tôt en train de la ville voisine chinoise de Zhuhai.

- THAÏLANDE -

Huit cas.

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Ce sont tous des Chinois, à part une Thaïlandaise de 73 ans qui avait séjourné à Wuhan.

- ETATS-UNIS -

Cinq cas.

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Les cinq personnes contaminées par le virus se trouvent en Californie, dans l'Arizona, l'Illinois et l'Etat de Washington. Elles ont toutes "directement voyagé à Wuhan", selon les autorités.

- AUSTRALIE -

Cinq cas.

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Le 5e cas (un homme de 21 ans arrivé à Sydney directement de Wuhan) a été signalé lundi. Le premier malade est un homme arrivé de Wuhan à Melbourne une semaine auparavant. Les trois autres ont également récemment séjourné en Chine.

- MALAISIE -

Quatre cas.

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Ils concernent quatre Chinois de Wuhan venus passer des vacances en Malaisie. Parmi eux, une femme de 66 ans et deux jeunes garçons arrivés deux jours plus tôt via Singapour ainsi qu'un homme de 40 ans entré dans le pays à bord d'un autocar avec un groupe de touristes chinois.

- SINGAPOUR -

Cinq cas.

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Singapour a confirmé lundi un cinquième cas. Tous les malades sont arrivés de Wuhan au cours des dix derniers jours.

- TAÏWAN -

Cinq cas.

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Le premier est celui d'une femme d'une cinquantaine d'années arrivée le 20 janvier en provenance de Wuhan, où elle habite.

- JAPON -

Quatre cas.

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Le premier est celui d'un trentenaire qui a dû être hospitalisé le 10 janvier après être rentré quelques jours plus tôt d'un séjour à Wuhan.

Trois habitants de cette ville chinoise ont également été testés positifs.

- COREE DU SUD -

Quatre cas.

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Le premier est celui d'une Chinoise de 35 ans arrivée en avion à Séoul le 19 janvier en provenance de Wuhan. Deux cinquantenaires qui travaillaient dans cette ville du centre de la Chine ont aussi été testés positifs. Le 4e cas est un Coréen de 55 ans rentré de Wuhan le 20 janvier.

- FRANCE -

Trois cas.

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Ce sont les premiers en Europe. Ils ont été confirmés le 24 janvier, l'un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois malades avaient récemment voyagé en Chine.

- VIETNAM -

Deux cas.

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Il s'agit de deux Chinois, un homme arrivé au Vietnam le 13 janvier en provenance de Wuhan et son fils habitant à Ho Chi Minh-Ville, qu'il a ensuite contaminé, ont annoncé le 23 janvier les autorités.

- ALLEMAGNE -

Un cas.

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Un premier cas de contamination en Allemagne a été confirmé le 27 janvier, chez un homme de la région de Starnberg, en Bavière (sud).

- NEPAL -

Un cas.

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Il a été a été annoncé le 24 janvier. Il s'agit d'un homme de 32 ans de retour le 9 janvier de Wuhan.

- CANADA -

Un cas.

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Un premier cas a été confirmé lundi à Toronto chez un homme qui aurait également infecté son épouse.

- CAMBODGE -

Un cas.

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Le premier cas a été signalé lundi: une femme de 60 ans en provenance de Wuhan.

- SRI LANKA -

Un cas.

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Le premier cas dans l'île a été confirmé le 27 janvier: une touriste chinoise de 43 ans arrivée en provenance de la province de Hubei, qui a été hospitalisée.

Le virus, à l'origine d'une épidémie de pneumonie, a déjà fait 82 morts, infecté quelque 2.740 personnes en Chine, et quelques dizaines d'individus dans d'autres pays, dont la France ou les Etats-Unis.Dans un rapport récent sur ce nouveau virus, baptisé 2019nCoV, l'agence des Nations unies estime à une durée de deux à dix jours sa période d'incubation. "Comprendre le moment où des patients infectés sont susceptibles de transmettre le virus est essentiel pour mieux le contrôler", estime l'OMS.Mais l'organisation n'a pas encore confirmé certaines affirmations émanant des autorités chinoises selon lesquelles des personnes infectées peuvent contaminer d'autres individus avant même que n'apparaissent les premiers symptômes de fièvre ou d'affection pulmonaire."Une information épidémiologique détaillée concernant beaucoup plus de personnes infectées par ce virus est nécessaire pour déterminer la période d'infection du 2019nCoV, et en particulier la question de savoir si sa transmission peut avoir lieu depuis des personnes ne montrant aucun symptôme ou pendant la période d'incubation" du virus, a précisé l'OMS.Ces derniers jours, l'OMS avait écrit dans ses rapports de situation que le risque était "très élevé en Chine, élevé au niveau régional et modéré au niveau international", mais le directeur de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait ensuite reconnu jeudi aux médias que le risque était "élevé" à l'international. L'Organisation avait alors corrigé ses rapports de situation en conséquence.Le nouveau virus chinois précoccupe les autorités sanitaires en ce qu'il rappelle un virus précédent, le Sras, également apparu en Chine et transmis par des animaux, qui avait provoqué des centaines de morts en Chine et à Hong Kong entre 2002 et 2003.Le nouveau virus est apparu sur un marché de Wuhan en Chine où des animaux l'ont transmis aux hommes, mais il s'est depuis propagé d'être humain à être humain sans que son mode exact de diffusion soit clairement identifié.