Les cigarettes électroniques et la vapeur qu'elles produisent ne doivent plus être considérées comme des alternatives essentiellement inoffensives aux cigarettes traditionnelles, ont conclu les auteurs d'une nouvelle étude, rapportée par The Independent.
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Les cigarettes électroniques et la vapeur qu'elles produisent ne doivent plus être considérées comme des alternatives essentiellement inoffensives aux cigarettes traditionnelles, ont conclu les auteurs d'une nouvelle étude, rapportée par The Independent. La vapeur des e-cigarettes peut tuer les cellules qui tapissent les voies respiratoires, selon de nouvelles recherches, menées par des scientifiques de l'Université d'Adélaïde (Australie). Les chercheurs révèlent que les vapeurs de trois types de liquide pouvaient détruire les cellules épithéliales bronchiques. Ces cellules tapissent notre système respiratoire et sont importantes pour purifier les poumons et les voies respiratoires.Les chercheurs ont également découvert que la vapeur pouvait interférer avec le système immunitaire, notamment en perturbant les macrophages - les globules blancs qui digèrent et stockent les cellules malsaines et les corps étrangers.Pour les chercheurs, une réglementation plus stricte est nécessaire, notamment en ce qui concerne les e-liquides, utilisés pour aromatiser la vapeur produite par la cigarette électronique. Ainsi, des e-liquides produisant la même saveur peuvent, selon les fabricants, être conçus avec des ingrédients différents, ou des concentrations différentes de mêmes ingrédients. "C'est cela qui influence la manière dont un e-liquide peut être dangereux ou non", précisent les chercheurs. La vapotage attire beaucoup d'attention ces derniers mois après que des centaines de personnes sont tombées malades, principalement aux États-Unis. Plusieurs d'entre elles sont d'ailleurs décédées de maladies pulmonaires jugées mystérieuses et qui semblent être liées à l'utilisation de la cigarette électronique. Le nombre total de personnes malades est de 530 cas confirmés et probables. La plupart des personnes concernées sont des adolescents ou des jeunes adultes. Les autorités canadiennes ont également annoncé l'hospitalisation temporaire d'une personne souffrant d'une maladie pulmonaire liée au vapotage.Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), qui surveillent la propagation de cette maladie aux États-Unis, ont déclaré qu'ils n'avaient pas encore été en mesure d'identifier les produits chimiques ou les substances particulières qui auraient pu déclencher ces morts violentes. Mais leur enquête a révélé que de nombreuses victimes avaient des poches d'huile qui obstruent les cellules responsables de l'élimination des impuretés dans les poumons.Bien qu'aucune conclusion ferme n'ait encore été tirée, l'American Medical Association a déjà demandé aux vapoteurs de cesser d'utiliser les e-cigarettes jusqu'à ce que la cause soit identifiée. Certains États et l'administration Trump ont lancé l'idée d'interdire les e-cigarettes aromatisées, qui ont gagné en popularité, en particulier parmi les jeunes Américains. La semaine dernière, le géant américain de la grande distribution Walmart a annoncé qu'il ne vendrait plus de cigarettes électroniques.Les enquêteurs sont très prudents sur la cause possible des maladies, que ce soit une marque, un produit, ou un circuit de vente. Dans de nombreux cas, les recharges impliquées contenaient du THC, le principe psychoactif du cannabis. Ces recharges sont achetées la plupart du temps à des dealers dans la rue ou sur internet, puisque le cannabis reste illégal dans une partie des États-Unis. Il peut aussi y avoir des recharges de contrefaçon, aux ingrédients mal identifiés.