L'enquête met au jour que tous les hôpitaux belges ne déclarent pas la totalité des incidents liés à des implants médicaux à l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), alors qu'ils y sont tenus depuis 20 ans et que ce système doit permettre de tirer la sonnette d'alarme. Il a même été décidé en 2015 de créer un point de contact à cet effet dans chaque hôpital.

Les trois médias ont soumis à 105 hôpitaux belges une liste de sept questions, auxquelles seuls 48 établissements ont pris la peine de répondre. Si chacun déclare avoir mis sur pied ce point de contact "matériovigilance", le nombre d'incidents signalés est, lui, dérisoire. Les répondants ont en effet déclaré 72 incidents liés à un implant (soit moins de deux par hôpital), avec un seul cas de décès.

Deux hôpitaux sur trois admettent aussi qu'il est "vraisemblable", voire "certain" qu'une partie non négligeable des incidents échappent aux radars.

L'enquête met au jour que tous les hôpitaux belges ne déclarent pas la totalité des incidents liés à des implants médicaux à l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), alors qu'ils y sont tenus depuis 20 ans et que ce système doit permettre de tirer la sonnette d'alarme. Il a même été décidé en 2015 de créer un point de contact à cet effet dans chaque hôpital. Les trois médias ont soumis à 105 hôpitaux belges une liste de sept questions, auxquelles seuls 48 établissements ont pris la peine de répondre. Si chacun déclare avoir mis sur pied ce point de contact "matériovigilance", le nombre d'incidents signalés est, lui, dérisoire. Les répondants ont en effet déclaré 72 incidents liés à un implant (soit moins de deux par hôpital), avec un seul cas de décès. Deux hôpitaux sur trois admettent aussi qu'il est "vraisemblable", voire "certain" qu'une partie non négligeable des incidents échappent aux radars.