Dernièrement, le journal De Standaard revenait sur les chiffres en matière de consommation de tabac. Les gros fumeurs qui allument plus de 20 cigarettes par jour "vivent en moyenne treize ans de moins que les personnes qui n'ont jamais fumé", lisait-on. "Heureusement, il y a aussi une bonne nouvelle. Arrêter de fumer paie, à tous les égards et à tout âge, écrivent les chercheurs. Les fumeurs qui arrêtent avant 35 ans ont une espérance de vie comparable aux non-fumeurs. Pour les fumeurs qui arrêtent vers 50 ans, le risque de mortalité diminue de moitié."
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Dernièrement, le journal De Standaard revenait sur les chiffres en matière de consommation de tabac. Les gros fumeurs qui allument plus de 20 cigarettes par jour "vivent en moyenne treize ans de moins que les personnes qui n'ont jamais fumé", lisait-on. "Heureusement, il y a aussi une bonne nouvelle. Arrêter de fumer paie, à tous les égards et à tout âge, écrivent les chercheurs. Les fumeurs qui arrêtent avant 35 ans ont une espérance de vie comparable aux non-fumeurs. Pour les fumeurs qui arrêtent vers 50 ans, le risque de mortalité diminue de moitié."Étudions cette bonne nouvelle. Les fumeurs qui arrêtent avant 35 ans ont une espérance de vie comparable à une personne qui n'a jamais touché à une cigarette. C'est ce qu'on lit effectivement dans une publication scientifique du site du Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde (Revue néerlandaise de Médecine). Cette étude repose sur les données de près de 40 000 personnes âgées de 20 à 79 ans qui ont participé à une enquête (2001-2006) réalisée par le Bureau central de la statistique. Pour aboutir à leurs conclusions, les scientifiques ont associé ces résultats d'enquête aux données de mortalité et aux causes de décès de la période 2006-2016."Tout le monde connaît bien quelqu'un qui a arrêté avant ses 35 ans et qui est mort quand même d'un cancer, déclare le docteur Esther Croes de l'Institut Trimbos, coauteure de l'étude. "Comme chaque étude sur le sujet, la nôtre aussi présente des complications."La limite critique de 35 ans est une moyenne. "Tout individu est différent", souligne Croes. "Mais si on arrête de fumer, la condition s'améliore après quelques jours ou semaines. Comme la tension baisse aussi, à la longue le risque de maladies cardio-vasculaires décline aussi. C'est aussi le cas du risque du cancer, même s'il dure beaucoup plus longtemps."L'oncologue Filip Lardon (Université d'Anvers) confirme cette information. "Évidemment, beaucoup dépend de l'ampleur votre consommation de tabac. Les personnes qui fument à la chaîne, y compris avant 35 ans, ne sont jamais à l'abris."La limite d'âge statistique de 35 ans revient dans une autre étude. Il existe une étude où les chercheurs ont suivi 50 000 hommes pendant cinquante ans, de 1951 à 2001. Arrêter à 50 ans réduisait de moitié le risque de décès supplémentaire, "arrêter à 30 ans l'a tout à fait supprimé", écrivait en 2004 The British Medical Journal. Les recherches effectuées auprès de femmes vont également dans ce sens. Arrêter avant 40 ans supprime "plus de 90%" du risque de mortalité supplémentaire, arrêter avant 30 ans "plus de 97%", indique le Million Women Study dans The Lancet (2013).Fumer détruit les alvéoles pulmonaires. "Celui qui arrête n'en fabrique pas de nouvelles", explique le pneumologue Lieven Dupont (KU Leuven)."Fumer attaque aussi l'ADN, ce qui peut finalement conduire une cellule à dégénérer en cellule cancéreuse. Notre corps essaie continuellement de réparer ces dégâts à l'ADN, mais plus on vieillit, moins ces mécanismes de rétablissement sont efficaces.""D'ailleurs mourir est une chose, la qualité de vie en est une autre. Fumer rend asthmatique par exemple. On ne peut pas inverser l'affirmation et déclarer qu'on peut fumer "en sécurité" jusqu'à ses 30 ans. Ce n'est plus le cas, d'autant moins qu'il est si difficile d'arrêter."À en croire les derniers chiffres, un Belge sur quatre âgé entre de 15 à 35 ans fume (25%). Parmi les plus de 35 ans, ce chiffre est un peu moins élevé (22%). CONCLUSIONPlusieurs études à grande échelle révèlent que les fumeurs qui arrêtent entre 30 et 40 ans ont une espérance de vie presque comparable à ceux qui n'ont jamais fumé. Aussi Knack juge-t-il que l'affirmation est en grande partie vraie.