Les parents le savent sans doute, les enfants se réveillent naturellement tôt. Ils se couchent tôt aussi, de manière générale. Mais à partir de l'adolescence, le rythme de sommeil des jeunes change. Ils ont toujours besoin du même temps de sommeil, mais ils s'endorment plus tard et ont besoin de plus de temps pour se réveiller le matin.

Les cours à huit heures du matin, c'est donc fini pour les élèves des niveaux équivalents à la première, deuxième et troisième secondaire de l'école de la rue Karl-Heine. Du moins pour un an, le temps de l'expérience, les cours débuteront à 8h50. Les pauses seront également adaptées et allongées, pour permettre une alimentation plus saine.

Pour la directrice Mandy Frömmel, cet horaire décalé permettrait également de limiter le trafic aux alentours et les flux dans l'école, qui compte 1.200 élèves. Et pour que l'horaire n'impacte pas les activités sportives ou culturelles que les élèves font en dehors de l'école, les cours se terminent à 15h30.

Des chercheurs encadrent l'expérience, pour observer si un horaire décalé peut avoir un effet positif sur le sommeil des enfants, comme, in fine, sur leurs notes.

Repenser les horaires dans le monde du travail

Une expérience en Islande a montré qu'une semaine de 4 jours augmente le bien-être et la productivité des travailleurs. De 2015 à 2018, 2.500 personnes avaient pris part à l'expérience. La semaine comptait ainsi 35-36 heures de travail, pour le même salaire qu'avant. En Suède, une semaine de 30 heures, six par jour, avait également été testée. Le résultat était similaire : le bien-être au travail ainsi que la productivité ont augmenté. L'entreprise Toyota avait même vu ses profits augmenter de 25%, lors de l'instauration de cet horaire en 2013.

Aux Pays-Bas, le temps partiel est largement diffusé. Plus de la moitié des personnes travaillent en temps partiel, et même 80% des femmes. La moyenne est de 30 heures par semaine, et la productivité en serait meilleure. Mais d'un autre côté, cette morcellisation du travail peut aussi augmenter la précarité, car les salaires sont moins élevés.

Les parents le savent sans doute, les enfants se réveillent naturellement tôt. Ils se couchent tôt aussi, de manière générale. Mais à partir de l'adolescence, le rythme de sommeil des jeunes change. Ils ont toujours besoin du même temps de sommeil, mais ils s'endorment plus tard et ont besoin de plus de temps pour se réveiller le matin. Les cours à huit heures du matin, c'est donc fini pour les élèves des niveaux équivalents à la première, deuxième et troisième secondaire de l'école de la rue Karl-Heine. Du moins pour un an, le temps de l'expérience, les cours débuteront à 8h50. Les pauses seront également adaptées et allongées, pour permettre une alimentation plus saine.Pour la directrice Mandy Frömmel, cet horaire décalé permettrait également de limiter le trafic aux alentours et les flux dans l'école, qui compte 1.200 élèves. Et pour que l'horaire n'impacte pas les activités sportives ou culturelles que les élèves font en dehors de l'école, les cours se terminent à 15h30.Des chercheurs encadrent l'expérience, pour observer si un horaire décalé peut avoir un effet positif sur le sommeil des enfants, comme, in fine, sur leurs notes.Repenser les horaires dans le monde du travailUne expérience en Islande a montré qu'une semaine de 4 jours augmente le bien-être et la productivité des travailleurs. De 2015 à 2018, 2.500 personnes avaient pris part à l'expérience. La semaine comptait ainsi 35-36 heures de travail, pour le même salaire qu'avant. En Suède, une semaine de 30 heures, six par jour, avait également été testée. Le résultat était similaire : le bien-être au travail ainsi que la productivité ont augmenté. L'entreprise Toyota avait même vu ses profits augmenter de 25%, lors de l'instauration de cet horaire en 2013.Aux Pays-Bas, le temps partiel est largement diffusé. Plus de la moitié des personnes travaillent en temps partiel, et même 80% des femmes. La moyenne est de 30 heures par semaine, et la productivité en serait meilleure. Mais d'un autre côté, cette morcellisation du travail peut aussi augmenter la précarité, car les salaires sont moins élevés.