"Le développement personnel ne fait jamais que reformuler une sagesse ancestrale qui a toujours existé : apprendre à s'accepter, à s'aimer, à ne pas trop culpabiliser, à profiter de la vie... ", explique Christophe André. Pour lui, il s'agit de l'équivalent des " exercices spirituels " de la philosophie antique - prônés par le stoïcisme, le platonisme ou l'épicurisme - qui cherchaient les moyens d'atteindre la " vie bonne ". Voici de quoi cultiver l'estime de soi puisé dans deux ouvrages (chez Odile Jacob) : Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l'estime de soi et dans L'Estime de soi : apprendre à s'aimer pour mieux vivre. L'approche est simple (voire cucul la praline ?), mais ce qui donnerait des résultats, selon les défenseurs du développement personnel, ce sont la persévérance et la régularité.
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"Le développement personnel ne fait jamais que reformuler une sagesse ancestrale qui a toujours existé : apprendre à s'accepter, à s'aimer, à ne pas trop culpabiliser, à profiter de la vie... ", explique Christophe André. Pour lui, il s'agit de l'équivalent des " exercices spirituels " de la philosophie antique - prônés par le stoïcisme, le platonisme ou l'épicurisme - qui cherchaient les moyens d'atteindre la " vie bonne ". Voici de quoi cultiver l'estime de soi puisé dans deux ouvrages (chez Odile Jacob) : Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l'estime de soi et dans L'Estime de soi : apprendre à s'aimer pour mieux vivre. L'approche est simple (voire cucul la praline ?), mais ce qui donnerait des résultats, selon les défenseurs du développement personnel, ce sont la persévérance et la régularité. Accepter d'être ni nul ni très bien et se parler correctement. " C'est la théorie du meilleur ami : chacun doit se traiter avec les mêmes attitudes de réconfort et de soutien, d'indulgence et de compréhension qu'il manifeste auprès de ses amis les plus proches ", écrit Christophe André. Il semble d'ailleurs que l'auto-compassion soit la composante la plus utile et la plus précieuse de l'estime de soi. Analyser ensuite ses limites et décider de ne plus les voir comme une menace : c'est un préalable à toute action, celle qui permet de sortir de sa zone de confort. Noter ses satisfactions et petites victoires quotidiennes : elles servent de points d'appui pour prendre confiance en soi et en ses compétences. S'assurer enfin d'être en connexion avec ses valeurs. En somme, oser être soi-même. Cela implique d'avoir la conviction d'être à sa place et d'agir selon ses valeurs personnelles (amour, amitié, liberté de pensée, respect de l'autre, collaboration, engagement...). Doser vos compliments. Certains parents en font trop et se répandent en louanges envers et contre tout. Quitte à s'arranger avec la vérité. L'enfant n'est pas dupe et cet excès aura l'effet inverse de celui escompté : ce qui, au départ, devait renforcer l'estime de soi de l'enfant le fragilisera. Le faux compliment n'est pas fondé sur ce que l'enfant a fait mais sur une peur d'adulte - qu'il soit triste, déçu, atteint dans son amour-propre. On le prive dès lors de faire l'expérience de l'échec. Que faire pour éviter la flatterie ? Aider son enfant à savourer lui-même le bonheur d'avoir réussi, en mettant de côté son propre ego. Valoriser également les actes, les gestes, les comportements, les façons d'être avec lui-même et avec les autres. Le flatter pour ce dont il n'est pas responsable ou pour ce qu'il considère comme acquis - sa beauté, son intelligence... - ne procure pas de sécurité. Car l'encenser pour des raisons abstraites l'enferme dans la peur, peur d'échouer, de décevoir, de ne plus être aimé. Qu'arrivera-t-il s'il perd sa beauté, s'il échoue malgré son intelligence ? En revanche, lui faire comprendre qu'il est en mesure d'agir sur lui-même et par lui-même lui permettra de construire son ego. Enfin, ne pas faire les choses à sa place : vous lui ôtez toute chance de progresser, d'évaluer les risques et d'avoir confiance en lui. Cesser les comparaisons avec autrui. Cette attitude offre un pouvoir considérable à vos collègues (qui l'ignorent), parce que du coup ce sont eux qui donnent le " la " de votre auto-appréciation et de vos choix. Référez-vous plutôt à une figure inspirante, au parcours remarquable, malgré les obstacles. Déjouer le syndrome de l'imposteur, ce sentiment que vous ne méritez pas le poste et que vos performances sont dues au hasard, aux circonstances et à la bienveillance d'autrui. Listez sur papier les compétences et les talents que vous avez mis en oeuvre lors d'un succès et acceptez les compliments. Ne pratiquez pas l'autodénigrement, seul ou en public. Lâcher à tout instant des tics de langage dévalorisants comme " Je suis nul " ou " Je n'y arriverai pas " vous forge une mauvaise réputation à laquelle votre entourage professionnel va finir par croire et vous aussi. Confiez vos inquiétudes à l'extérieur et évitez de prononcer les termes " il faut, on devrait... " qui donnent l'impression que vous êtes incapable d'agir.